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[POLITIQUE] FRANCE : FRANÇOIS HOLLANDE, « L’HOMME QUI AIME L’AFRIQUE »

Dans un ouvrage à paraitre bientôt intitulé « Hollande l’Africain », son concepteur Christophe Boisbouvier, spécialiste des questions africaines sur RFI, retrace l’évolution de la diplomatie africaine de François Hollande, du candidat à la présidentielle de 2012 à aujourd’hui.

Très hostile à l’égard des relations occultes d’antan surnommées par beaucoup d’observateurs comme la « Françafrique », le candidat avait promis de rompre avec ces relations bilatérales de « l’ombre », dans ses engagements pris lors de la campagne présidentielle.

“Je romprai avec la Françafrique en proposant une relation fondée sur l’égalité, la confiance et la solidarité”, dans son engagement n°58, issu de programme présidentiel.

Une fois élu, le nouvel élu continue dans ce sens :

“Le temps de la Françafrique est révolu. Il y a la France, il y a l’Afrique, et il y a le partenariat entre la France et l’Afrique, avec des relations fondées sur le respect, la clarté, et la solidarité”.

Malheureusement ce système restera en place car ce que l’auteur du livre reproche au président français, c’est de ne s’être pas attaqué aux maux qui rongent ce système datant de plus de 50 ans, se contentant que de réformer les relations tendues, parfois entre les dirigeants africains et son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, à l’image du tristement célèbre discours de Dakar.

Impopulaire dans son pays, le président socialiste voit en l’Afrique un moyen pour redorer son blason en plaçant à nouveau la France comme une grande puissance militaire avec des interventions militaires au Mali pour contrer le terrorisme dans la région du Sahel et au Centrafrique pour protéger les populations en raison d’une guerre inter-religieuse naissante.

Se comportant en grand chef militaire, François Hollande n’a pas hésité à imposer un calendrier électoral aux dirigeants maliens, même quand ces derniers n’étaient pas encore prêts à se confronter au suffrage des urnes, selon l’auteur du livre.

“Notre pays est attendu sur la défense des valeurs démocratiques […] Or, on peut considérer que la realpolitik, sous la pression indéniable des circonstances, nous conduit aujourd’hui à des fréquentations africaines qu’on aurait vues naguère avec réticence […] On ne peut ignorer certaines réalités du régime. Mais tout se passe comme si on préférait aujourd’hui éviter tout sujet de friction”.

Le président français a donc fini par mettre de l’eau dans son vin, lui qui était récalcitrant à l’idée de fréquenter certains dirigeants africains à l’image de son hésitation pour sa participation au Sommet de la Francophonie à Kinshasa (République Démocratique du Congo) en 2012 où la « realpolitik » avait pris le pas sur les notions d’éthiques démocratiques calmées lors de la campagne.

“Présider la République ce n’est pas inviter les dictateurs en grand appareil à Paris “.

Cette promesse ne sera pas tenue invitant successivement des présidents à la réputation sulfureuse comme Ali Bongo, Denis Sassou Nguesso, Alpha Condé, lors du Sommet de la Sécurité entre la France et l’Afrique, au Palais de l’Élysée, en décembre 2013.

François Hollande ne cherche plus à cacher sa proximité avec les régimes ‘peu fréquentables’ qu’il n’hésitait pas à critiquer avant son élection”, en conclut Christophe Boisbouvier. “La lutte contre le terrorisme sert bien souvent de prétexte, mais la raison profonde est parfois plus mercantile”.

NegroNews

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