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[POLITIQUE] DENIS SASSOU N’GUESSO NE DIRIGERE PAS LES INGERANCES FRANCAISES.

Le président du Congo-Brazzaville qui a eu un tête-à-tête avec François Hollande en marge du sommet France-Afrique qui s’est déroulé le week-end dernier à Paris, a signifié clairement au président français qu’il n’est pas du tout d’accord avec la manière dont la France se prend dans l’affaire des biens mal acquis. Des observateurs ont déjà relevé le manque de chaleur dans la poignée de main sur le perron de l’Élysée entre Dénis Sassou N’Guesso, président du Congo-Brazzaville, et François Hollande.

En février dernier, la justice française a opéré des perquisitions aux domiciles respectifs des deux filles de M. N’Guesso respectivement à Neuilly-sur-Seine et dans le 16e arrondissement de Paris. Le Tribunal de Grande instance de Paris à la suite de son enquête sur les « biens mal acquis », menée par les juges Roger Le Loire et René Grouman, cible trois chefs d’État africains, Dénis Sassou N’Guesso, Teodoro Obiang N’Guema de la Guinée équatoriale, le défunt Omar Bongo du Gabon. Ces personnalités auraient acquis un important patrimoine immobilier dans l’Hexagone grâce à de l’argent détourné des caisses de leur pays.

C’est l’ONG Transparency International qui a déposé une plainte devant la justice française, une plainte qui vise les États pétroliers dans lesquels la France dame le pion aux compagnies pétrolières anglo-saxonnes. Lors de l’entretien, Sassou N’Guesso a réclamé la non-ingérence de Paris dans les affaires intérieures congolaises et le respect de la convention bilatérale signée entre les deux pays en 1974 ratifiée en 1982, une convention qui reconnaît la souveraineté judiciaire de chacun des deux États. Une requête à laquelle François Hollande aurait répondu par le silence. L’Élysée a ensuite indiqué que « le président de la République ne commente pas les affaires judiciaires en cours ».

Mais du côté congolais, on se bat pour se soustraire de la justice française. Ainsi la famille Sassou N’Guesso réfute les informations du Site Mediapart sur ses dépenses somptuaires effectuées à Paris « avec de l’argent de la corruption ». En effet Médiapart avait listé un échantillon des achats : 2,5 millions d’euros de montres et de bijoux, 1,6 million de costumes, etc. ce que dément Julienne, l’une des filles par l’intermédiaire de son porte-parole. « Outre que cela fait marcher le commerce – en temps de crise, c’est appréciable -, les proches du président, ses filles ou gendres ne dépensent que leur argent. Il ne provient en aucun cas des caisses de l’État.

Des rumeurs malveillantes ont prétendu que les juges avaient retrouvé un magot lors de la perquisition, à Neuilly, chez Julienne Johnson, la fille du président. Or, il n’en est rien. Elle et son mari gagnent de l’argent en travaillant et en créant de la richesse », a dit le porte-parole de Julienne Johnson, gérante de la société Bensy dont l’une des activités concerne la décoration d’intérieurs. Malgré ce bras de fer, les affaires continuent entre les deux États. L’État du Congo vient d’acquérir 20 % du capital de Total-Congo pour renflouer les caisses du géant pétrolier français. Pour ça, tout le monde est d’accord que les affaires sont les affaires.

Source : Oeildafrique.com

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