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[POLITIQUE] COMMENT LA FRANCE SUCE LE SANG AFRICAIN DEPUIS UN DEMI SIÈCLE

Une convention entre la France et les pays africain de la zone Franc stipule que « les Etats membres conviennent de mettre en commun leurs avoirs extérieurs dans un fonds de réserves de change. Ces réserves feront l’objet d’un dépôt auprès du Trésor français dans un compte courant dénommé compte d’opérations » et « la Banque versera au compte d’opérations les disponibilités qu’elle pourra se constituer en dehors de sa zone d’émission ».

Jusqu’en 1973, les banques centrales africaines étaient ténues de verser sur ce compte, la totalité des avoirs extérieurs qu’elles détenaient. La convention de 1973 qui se veut souple, contraint les pays africains de la zone Franc (PAZF) à déposer au Trésor français 65% au moins de leurs réserves de Change (en dollars, en Euros et en Yen). Egalement, la convention les autorise à détenir au maximum 35% de leurs avoirs extérieurs pour répondre à leurs besoins de trésorerie et honorer leurs engagements auprès du FMI et la Banque des règlements internationaux (BRI).

En contre partie, la France accorde au Fcfa, la BCEAO, la BCEAC et la BCC une garantie illimitée. Il convient de préciser qu’à ce jour, les pays membres de la zone Franc ne déposent que la moitié de leurs avoirs extérieurs, c’est-à-dire 50%. Un bon pactole que le Trésor français peut placer et faire fructifier à volonté.
D’où tout l’enjeu autour de cette manne financière qui est alimentée par les exportations de la Côte d’Ivoire.

Source: Presse force one

BCEAO : Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest
BCEAC : Banque Centrale des États d’Afrique Centrale
BCC : Banque Centrale des Comores
BRI : Banque des Règlements Internationaux
PAZF : Pays Africains de la Zone Franc

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