PLUS DE 8000 PERSONNES ENCORE ESCLAVES EN FRANCE

PLUS DE 8000 PERSONNES ENCORE ESCLAVES EN FRANCE

Il y a 170 ans que l’esclavage est aboli, Emmanuel Macron s’était rendu au Panthéon vendredi 27 avril 2018 afin de commémorer le décret d’abolition signé le 27 avril 1848, sous l’initiative de Victor Schœlcher. Néanmoins, en France, l’esclavage n’est pas un vestige du passé mais une réalité actuelle. Au delà de la vente d’hommes et de femmes en Libye, la traite des êtres humains à des fins économiques existe aussi en France et les moyens de lutte, récents, restent encore limités.

Le combat est loin d’être terminé car les pratiques esclavagistes persistent dans de nombreuses régions de la France. D’autres formes d’exploitation, de trafics d’êtres humains sont pratiquées aujourd’hui et de très nombreuses personnes sont encore victimes d’asservissement. Selon une ONG, de 8 000 à 9 000 esclaves habiteraient encore en France. Insultés, menacés et battus, ils vivent dans des conditions de dénuement extrême. Certains travaillent sur des chantiers 15 heures par jour et sept jours sur sept, résident dans des containers et ne disposent pas de sanitaires. Ils sont victimes de violences verbales, psychologiques et physiques. D’autres sont confinés à la maison et travaillent une centaine d’heures par semaine. L’esclave moderne continue à l’abri des regards.

Ces esclaves sont souvent victimes de passeurs, beau parleurs, qui leur promettent du travail, avant de les faire rentrer en France, puis volent leurs papiers et les assignent au travail forcé. Certains arrivent à s’enfuir et sont aidé par des associations qui les encouragent à porter plainte.

Des démarches se font pour arrêter cette exploitation de l’homme par son semblable mais les pratiques sont trop astucieuses, parfois banales, pas toujours facile à décelées. La conscience, la sensibilité et l’humanité de l’être humain sont des critères à toucher profondément pour éradiquer cette gangrène de la société. Depuis 2013, le crime d’esclavage, les délits de servitude et de travail forcé sont passibles de peines allant jusqu’à 20 ans de prison.

DUNAMIS ADJIGO

Commentaires

commentaires

Précédent «
Suivant »

Suivez-nous sur Facebook