AMADOU, ÉTUDIANT DE 23 ANS FRAPPÉ PAR 4 POLICIERS

Amadou, un étudiant de 23 ans,  frappé sans explication par quatre policiers au sein même de sa résidence universitaire à la Pitié-Salpêtrière le 1er mai. La police des polices a été saisie par le préfet après la publication de vidéos montrant la violence subie par plusieurs personnes le même jour.

Les policiers pénètrent dans l’enceinte de la cité universitaire de La Pitié-Salpêtrière à la poursuite d’un individu avec des matraques à la main. Amadou ne fait pas partie des manifestants, il a même rassuré sa mère et ses proches qu’il était en sécurité comme résident, sur le passage des cortèges. « Ne t’en fais pas, je vis dans un hôpital. » Une réponse pleine de bon sens quand on est logé en résidence universitaire dans l’enceinte de la Pitié-Salpêtrière, qu’Amadou donne à sa mère, lorsque cette dernière inquiète au vu des informations l’appelle pour avoir de ses nouvelles , rapporte Médiapart.

Amadou, 23 ans, raconte sa mésaventure au site d’investigation Mediapart : ‘’ J’étais sorti voir ce qu’il se passait en bas de la résidence, où des dizaines de manifestants étaient regroupés. Je suis reparti en courant chez moi, effrayé par une charge des forces de l’ordre. Quatre policiers m’ont alors pourchassé. J’arrive à m’échapper dans la chambre d’un autre étudiant. Je leur ai dit à plusieurs reprises  »J’habite ici. » J’avais mes papiers, les clefs de ma chambre et j’étais prêt à tout leur montrer’’, a-t-il expliqué. Amadou et son frère n’ont pas l’intention de porter plainte.

La journée du 1er mai fut mouvementée à l’IGPN. Plusieurs signalement ont été fait au cours de cette journée et le préfet, Didier Lallement, a déjà saisi la « police des polices » après la diffusion de deux vidéos filmées montrant un policier mettre sa matraque dans le pantalon d’un homme interpellé, et un CRS lancer un pavé en direction de manifestants. L’IGPN a également ouvert une enquête après les images d’un policier en train de gifler un manifestant.

174 enquêtes judiciaires ouvertes contre la Direction générale de la police nationale (DGPN) par l’Inspection générale de la police nationale IGPN, la police des polices, en rapport aux manifestations des « gilets jaunes » depuis le 17 novembre rapporte Libération. Aucune n’a abouti pour le moment.

NN

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