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[PEOPLE] OMAR SY : « UN ACTEUR NOIR, CA DEVRAIT ÊTRE AUSSI BANAL QU’UN ACTEUR MOUSTACHU »

Dans un hôtel chic de Los Angeles, Omar Sy est en interview. A des milliers de kilomètres de la France, le héros d’Intouchables s’est installé sur la côte californienne avec sa famille. S’il est particulièrement présent pour les médias américains alors qu’il fait la promotion d’Intouchables aux Oscars, il se libère aussi pour la presse française, à l’heure de la sortie de la comédie De l’autre côté du périph’ et de Mais qui a re-tué Pamela Rose ? L’occasion de l’interroger sur son déménagement américain et, maintenant qu’il a un peu plus de recul, sur le succès d’Intouchables et ses conséquences, ce que Le Parisien Magazine a fait.
En ayant la bonne idée d’inclure des intéressements sur les entrées du film Intouchables, son héros, Omar Sy aurait perçu 2 millions d’euros. Une somme impressionnante mais lorsqu’on voit le nombre d’entrées exceptionnel du film en France (19 millions) et dans le monde, tout s’explique. De quoi lui permettre de ralentir sa carrière et de faire les bons choix pour lui, comme prendre le large une année et s’installer à Hollywood.

L’appel de Los Angeles

Pour le magazine du Parisien, Omar Sy fait une petite mise au point. Il est allé à Los Angeles pour passer du temps avec sa famille (sa femme Hélène et lui sont les parents de quatre enfants), lui qui n’en pouvait plus des innombrables sollicitations professionnelles en France et de ces soirées où il lui faut une heure pour avancer au fond d’une salle, tant il est alpagué : « Je me suis éloigné de la France pour me rapprocher des miens. » Il peut également se mettre à apprendre l’anglais et se concentrer sur l’écriture d’un scénario avec son comparse du SAV et ami, Fred Testot. Il n’est pas parti à Los Angeles pour faire carrière, même s’il s’autorise à repérer les opportunités. Ainsi, il a été approché par Brett Ratner (Rush Hour) sur un groupe des années 1980, mais le projet est tombé à l’eau : « Je n’ai pas eu d’autres propositions », affirme-t-il, calmant ceux qui pensent qu’il a vendu son âme à Hollywood. Et il ne se voit pas jouer dans le remake américain… pour l’instant. Actuellement, il écume les événements pour parler d’Intouchables, le film qui représentera officiellement la France aux Oscars et se plaît à poser avec Meryl Streep lors de gala de bienfaisance. Un rêve fou pour le jeune homme de 34 ans.

« Je suis très sensible à ces démonstrations d’affection »

Omar Sy tient dans tous les cas à être clair et ne veut pas passer pour un acteur ingrat et blasé par le succès, il n’est pas parti pour échapper aux fans : « Evidemment, il est plus agréable de pouvoir accompagner ses enfants à l’école et de faire des courses au supermarché tranquillement. Mais ce n’est pas à cause des fans qui m’arrêtent dans la rue que je suis parti. Ce n’est pas la ‘Bruel Mania’ ! On ne m’arrache pas le T-shirt ! J’étais très ému quand, lors d’un concert [celui de Jay-Z et Kanye West à Bercy], le public m’a applaudi en apprenant que j’étais dans la salle. […] Je suis très sensible à ces démonstrations d’affection et très reconnaissant. » Il précise tout de même : « Parfois, ces marques de sympathie sont inappropriées, mais on apprend vite à gérer ça. » L’emballement est parfois excessif, mais l’acteur veut aussi savourer ce bonheur incroyable alors que petit, ce rigolo qui amusait ses copains et dont les parents étaient femme de ménage et ouvrier, ne pouvait s’imaginer qu’un métier tel que le sien existait.

Fier de son César du meilleur acteur, Omar Sy est partagé sur l’association de cette récompense avec l’idée qu’il est le premier Noir à recevoir ce prix : « J’en suis fier parce que ça peut motiver des acteurs qui ont l’impression que la couleur de leur peau est un frein à leur carrière. » Il nuance néanmoins son enthousiasme : « Un acteur noir, ça devrait être aussi banal qu’un acteur moustachu. On ne va pas dire : ‘C’est le premier moustachu à avoir un César !’ Ce que je voudrais vraiment, c’est qu’au prochain acteur noir primé, on ne dise pas que c’est le deuxième. » Le même ton sérieux et posé accompagne sa réponse sur les critiques, notamment du magazine Variety, à l’encontre d’Intouchables, jugé raciste par certains journalistes américains : « Le fait que l’acteur principal, moi, soit noir, n’a pas le même impact aux États-Unis qu’en France… Le débat est intéressant. Cette polémique met en avant les différences de modèles d’intégration et d’histoire entre nos deux pays. »

« Mais qui a re-tué Pamela Rose ? », en salles le 5 décembre
« De l’autre côté du périph », en salles le 19 décembre

Source : purepeople.com

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