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LES NIGÉRIANS AUX URNES CE SAMEDI POUR ÉLIRE LEURS GOUVERNEURS

Les Nigérians se rendent aujourd’hui aux urnes pour élire des représentants étatiques et locaux, deux semaines après le scrutin présidentiel. Des bulletins de vote ont été déposés dans 29 des 36 États du pays.

Au Nigeria, pays riche en pétrole, certains gouverneurs d’États contrôlent des budgets plus importants que ceux des pays voisins, de sorte que ceux-ci sont souvent vivement contestés.

L’APC et le PDP à nouveau dans l’arène

Soixante-dix partis sont en lice, mais il s’agit d’une nouvelle démonstration de force entre le parti au pouvoir, l’APC, et le PDP de l’opposition après l’élection présidentielle remportée par le président sortant Muhammadu Buhari contre son rival Atiku Abubakar. L’APC a remporté 19 États, tandis que le PDP en a acquis 16 ainsi que la capitale Abuja.

Buhari a été réélu à la tête du pays le plus peuplé d’Afrique (190 millions d’habitants) avec 56% des voix à l’issue d’un scrutin relativement pacifique, dans un pays qui a une longue histoire de violences électorales. La société civile a toutefois recensé au total 59 morts dans le cadre des élections présidentielle et législatives du 23 février.

La crainte d’éventuelles violences liées aux élections a entraîné le déploiement massif d’agents de sécurité dans tout le pays.

Sept États – Kogi, Bayelsa, Ekiti, Osun, Ondo, Edo et Anambra – ne tiendront pas d’élections parce que leurs gouverneurs n’ont pas terminé leur mandat de quatre ans.

Les enjeux d’une élection

Le taux de participation aux élections nationales devrait être supérieur aux 35,5% de l’élection présidentielle du mois dernier, contre 44% en 2015. La plupart des Nigérians prennent les élections au sérieux, car leur vie est directement influencée par le gouverneur et les représentants à la législature de l’État.

Par exemple, en 2000 – le gouverneur Ahmed Sani Yerima a introduit la loi dans l’Etat de Zamfara et certains autres gouverneurs du nord ont emboîté le pas, même si le gouvernement fédéral ne souscrivait pas pleinement à cette idée.

Les postes de gouverneurs sont convoités. Ils tiennent les cordons de la bourse dans des domaines-clés tels que l’éducation, la santé et les infrastructures, et leurs actions ont souvent plus d’impact direct sur la population que celles du président. À l’échelle du pays, ils représentent un pouvoir collectif fort face aux autorités d’Abuja.

Les gouverneurs jouissent donc d’une influence politique et contrôlent des budgets énormes. Lagos, l’un des États les plus disputés, a une population estimée à 17,5 millions d’habitants, soit plus que la population combinée du Gabon, de la Gambie, du Liberia, du Cap-Vert et de la Sierra Leone.

Le PIB de l’État est supérieur à celui du Kenya. En fait, Lagos serait la cinquième économie d’Afrique si elle était un pays. Kaduna, Akwa Ibom, Imo, Kano et Kwara feront également l’objet d’un intense duel entre l’APC et le PDP.

NN

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