LE NIGERIA VERS UNE AUTOSUFFISANCE ALIMENTAIRE EN 2019

Le Nigeria de par sa population estimée à environ 150 millions d’habitants en 2009, et de par son économie estimée à plus de 50 % du PIB total de l’Afrique de l’Ouest, est incontestablement la première puissance de la sous-région en Afrique de l’Ouest. Malgré la crise provoquée par le syndrome hollandais au cours des années 80 et 90, le Nigeria a maintenu une place de choix dans la sous-région dans le domaine de l’agriculture. À l’occasion de son 56ème anniversaire de l’indépendance en 2018, le président nigérian Muhammadu Buhari, annonçait que son pays, le Nigeria envisage d’atteindre l’autosuffisance dans la production alimentaire vers l’an 2019.

Un pari qui est en train d’être gagné, le Nigeria (deuxième producteur de maïs avec une production de 10 790 600 Tonnes en 2014) est sur le point de destituer l’Afrique du Sud (premier producteur de maïs avec une production de 14 982 000 Tonnes en 2014) de sa première place de producteur africain de maïs pour l’année 2018/2019.

Selon les données récentes du Conseil international des céréales (IGC), le Nigeria, se dirige vers une production de 11 millions de tonnes de maïs alors que la récolte de la Nation arc-en-ciel est prévue provisoirement pour varier entre 10,4 et 10,7 millions de tonnes. Dans la même veine, un rapport intitulé ‘’L’économie céréalière du Nigeria’’ publié à la suite du séminaire régional sur le développement des filières céréalières en Afrique de l’Ouest, dit que le riz et le maïs, affichent des rendements qui tournent autour de 2000 kg/ha. Les rendements du maïs sont passés de quelque 1000 kg/ha au début de la décennie 90 à environ 2000 kg/ha en 2006. Le maïs a de ce fait enregistré les meilleures performances et est devenu la seconde céréale de la Fédération avec un volume de production qui est passé de 1 100 000 tonnes en 1980 à plus de 7 millions de tonnes en 2007-2008.

Le Nigeria a produit 14 % du stock total de maïs d’Afrique subsaharienne sur 6,5 millions d’hectares, en 2017/2018. D’après l’expert chargé de la recherche dans l’agrobusiness à la Chambre des entreprises agricoles (Agbiz), Wandile Sihlobo, l’Afrique du Sud perdrait sa première place à cause de la sécheresse qui a réduit les semailles de -2 % par rapport à 2017/2018 plutôt qu’à des progrès du côté du Nigeria. Le géant ouest-africain devrait donc afficher un rendement de 1,6 tonne/hectare en 2018/2019 selon les experts.

 KHOUDIA GAYE

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