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Nigeria : La police libère 300 enfants séquestrés et torturés dans une école coranique

La police nigériane a annoncé vendredi avoir retrouvé et libéré près de 500 hommes et garçons d’une école coranique de la ville de Kaduna, dans le nord du pays. Nombre d’entre eux ont affirmé avoir été torturés et abusés sexuellement. Une centaine d’entre eux, dont de petits garçons âgés de cinq ans à peine, ont été retrouvés enchaînés dans l’un des bâtiments de l’établissement. Sept suspects ont été arrêtés.

Le chef de la police de Kaduna, Ali Janga, a déclaré ce 27 septembre que le bâtiment avait été perquisitionné après une annonce concernant des activités suspectes. Il l’a décrite comme une « maison de torture » et un lieu d’esclavage humain. Huit suspects, pour la plupart des enseignants, ont été arrêtés. Le chef de la police a également confié que les victimes – certains blessés et privés de nourriture – étaient ravies d’être libérés. Ils disent avoir été torturés, abusés sexuellement, affamés et empêchés de partir – dans certains cas, pendant plusieurs années.

« J’ai passé trois mois ici avec des chaînes sur les jambes », aurait révélé Bell Hamza à la presse nigériane. « C’est censé être un centre islamique, mais essayer de fuir d’ici appelle une punition sévère ; ils lient les gens et les suspendent au plafond pour cela ». Certains des enfants ont déclaré à la police que leurs proches les avaient emmenés là-bas, estimant que le bâtiment était une école coranique. Deux des enfants libérés ont déclaré que leurs parents les avaient envoyés du Burkina Faso. La police pense que les autres viennent principalement du nord du Nigeria.

Les écoles islamiques sont populaires dans la région, mais des allégations d’abus commis au sein de certaines d’entre elles et d’élèves forcés de mendier dans les rues ont longtemps été rapportées. Un des parents a déclaré à l’agence de presse Reuters qu’ils ne savaient pas que leurs enfants seraient confrontés à « une telle situation horrible ».
Les captifs se réfugient dans un camp où leurs familles arrivent pour les identifier.

Hafsat Muhammad Baba, du gouvernement de l’État de Kaduna, a assuré que le gouvernement continuerait à fournir des soins médicaux aux hommes et aux garçons.

Stéphane BAI

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