NÈG MAWON : SYMBOLE DE L’ESCLAVE LIBÉRÉ !

On évoque très souvent l’esclavage des noirs par la douleur d’être descendants d’un peuple soumis, la colère du peuple esclavagé envers son esclavagiste ou encore par le doute de la véracité des faits souvent rapportés par les occidentaux.

Aujourd’hui le bout d’histoire que nous rapportons sur ce souvenir, empreint de douleur et de colère pour de nombreux descendants africains, est relaté par une haïtienne, qui a eu l’opportunité de suivre sa scolarité en Haiti, où elle appris beaucoup sur l’esclavage. Culpabilité, mépris ou honte ? L’histoire de la colonisation n’est jamais racontée de façon aléatoire, de sorte « à faire passer la pilule le plus rapidement possible », dans les établissements français qu’ils soient en métropole ou dans les DOM – TOM. Mais, nous pouvons en dire de même pour les pays africains où les programmes scolaires sont tournés vers l’histoire de la France, l’Allemagne, l’empire Chinois ou encore les États – Unis, mais pas assez axés sur les faits qui enseignent sur notre propre histoire.

Perleantilles, de son nom de blogueuse, déclare que contrairement aux pays africains, « parler de l’histoire en Haïti sans mentionner la révolution et l’esclavage est tout simplement inconcevable, comme on ne dissocie pas l’esclavage du marronnage. Le marronnage, combien d’entre nous ont entendu parler de ce mouvement dans l’histoire de l’esclavage ? Pourtant, il a été pour de nombreux esclaves, le moyen d’échapper à leur condition, outre le suicide, l’avortement ou encore l’empoisonnement, rapporte – t – elle. Et comme pour ne pas oublier son importance dans l’histoire de la révolution haïtienne, une statue, en face du palais national, le monument au Marron inconnu. Elle représente un Nèg Mawon (Nègre Marron en français), symbole de l’esclave qui refusait de se soumettre. Sa chaîne au pied brisée, le Nèg Mawon tient une machette de coupeurs de cannes à la main, tout en soufflant pour appeler à la révolte.

Le marronnage s’est développé grâce au relief montagneux particulier, qui permettait aux esclaves de fuir plus facilement et ainsi se cacher plus longtemps, se réunir et pratiquer le vaudou. Autour de ce mouvement, s’est organisée la révolution et la guerre d’indépendance. Et désormais, depuis 1791, la nuit du 14 août, célèbre la cérémonie du Bois – Caïman, une des plus importantes réunions de Nèg Mawon, qu permette de toujours faire vivre ce bout d’histoire dans l’esprit de tous les afro-descendants.

NegroNews

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