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[CULTURE] LA NUIT DU CONGO DE RETOUR À WASHINGTON

Beethoven Henri Germain Pella-Yombo fait partie des plus grands promoteurs de la culture congolaise en occident. Le manager du groupe Pella Yombo (GPY) défend depuis trois décennies l’image Congo dans le monde. Le Congolais est le promoteur de plusieurs grands évènements dont « La nuit du Congo à.. » et « Les Sanzas de Mfoa ». Que ce soit à Washington, Paris, Rome, Caire…, Pella-Yombo a permis à plusieurs artistes congolais de se faire connaitre. Dans un entretien accordé aux Dépêches de Brazzaville, l’homme revient sur son engagement et évoque de la 8ème édition de la « Nuit du Congo à… » tenue à Washington.

« La Nuit du Congo à … » est un concept très ambitieux qui nécessite autant d’investissements. Comment parvenez-vous à mettre tout le monde en route vers la destination choisie pour abriter l’événement ?

Pour être laconique vous savez que c’est une œuvre humaine et que toute œuvre humaine exige du sérieux. Le sérieux se définit de la manière suivante : « avoir la conscience professionnelle de ce dont en entreprend ; être responsable et entrevoyant. Chemin faisant, tant qu’on a la méthode, on a aussi sa feuille de route. » Dès lors, on sait que faut-t-il faire et que faut-il avoir pour faire. Voilà pourquoi, pour tenir chaque édition du concept de la Nuit du Congo à…, nous vivons de la cueillette, de la chasse et du ramassage.

Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que nous vivons du mécénat et du sponsoring, parce que GPY est une maison de promotion culturelle et non une structure industrielle qui fabrique du pain, pour revendre et trouver du bénéfice. Nous apportons plutôt un soutien à certains pôles de développement de notre pays. Ceux de la culture compris. Bref, nous vivons du mécénat et du sponsoring ; c’est ce qui fait que chaque édition de la Nuit du Congo à… depuis belle lurette tient bon.

N’êtes-vous pas encore en mesure de subventionner votre initiative ?

Pas encore. Qui peut aujourd’hui dans notre pays, prétendre être capable de financer une activité de sa propre poche ? Tous, nous vivons de l’État, des mécènes et du sponsoring. Si les institutions publiques vivent de cela à plus d’un titre, combien de fois les associations et autres structures privées ? Le plus grand donneur de sang devrait être l’État, ceux qui ont des plus grandes responsabilités au niveau de l’État et les sociétés installées au Congo qui font du bénéfice sur le sol congolais. En retour, ces sociétés devraient accompagner les différentes politiques de développement dans les différents domaines de notre pays.

De la première édition en 2006 à la huitième édition en 2014, quel bilan dressez-vous ? Est-ce que le concept a gardé le même engouement ?

Oui, le concept a gardé le même engouement puisque je le tiens avec la même ferveur. Mais, il se passe qu’à chaque édition, nous ne produisons pas dans un même pays. Si à Paris en France, il y avait de l’apothéose du fait d’une forte présence de la colonie congolaise, entendu que Paris est la capitale de la culture mondiale ; tel n’est pas le cas dans d’autres pays pour lesquels nous avions placé les désignations de certaines de nos éditions. C’était ambitieux et ça valait la chandelle ; nous avons tenu le pari. Car en fait dans le concept de la Nuit du Congo à … il ne s’agit pas d’aller vendre la culture congolaise aux Congolais, mais d’aller faire savoir à un citoyen français, marocain, gabonais, égyptien, chinois, éthiopien, sud-africain qu’il y a un pays qui existe et qu’on appelle la République du Congo.

Une nation caractérisée par sa diversité culturelle. Nous partons faire valoir notre identité culturelle sous d’autres cieux. Et donc, à chaque occasion qui permet au Congo de se révéler aux yeux du monde, il faille qu’on n’en profite, même quand on ne s’adresse qu’à deux personnes. C’est une façon d’afficher le Congo dans le concert des Nations. Le chef de l’État a une politique diplomatique très puissante et très visible. Le Congo devait profiter de l’aura de son chef et être aptes, prompts, talentueux, efficaces, bref, les meilleurs pour que le nom du Congo soit toujours prononcé ; pour que le pays soit mondialement visible et puissant sur le plan culturel; pour que la bannière tricolore verte-jaune-rouge flotte haut.

Source :

La nuit du Congo : de retour à Washington

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