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MUGABE N’EST PLUS L’AMBASSADEUR DE BONNE VOLONTÉ DE L’OMS

Samedi, face aux critiques, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé annonçait qu’il était en train de « repenser la question ». Dimanche, il a tranché.
Après quelques heures de flottement, l’Organisation mondiale de la santé a décidé, dimanche 22 octobre, d’annuler la nomination du président zimbabwéen, au poste d’ambassadeur de bonne volonté.

Reprenons le fil de l’histoire. Mercredi, le directeur-général de l’Organisation mondiale de la santé a demandé à Robert Mugabe, d’aider l’agence de l’ONU dans sa lutte en Afrique contre les maladies non transmissibles, notamment les attaques cardiaques et l’asthme. Une demande qui faisait ainsi de lui « un ambassadeur de bonne volonté ».

Problème: le président zimbabwéen, âgé de 93 ans, est responsable de nombreuses violations des droits humains dans son pays. Accusé de museler l’opposition et la presse, d’avoir conduit une politique économique qui a mené à une hyperinflation dans les années 2000, le système de santé s’est par ailleurs largement effondré sous son régime autoritaire. La plupart des hôpitaux manquent de médicaments et d’équipements, les infirmières et les médecins sont régulièrement laissés sans salaires.

Il n’en fallait pas plus pour que la grogne enfle. Au sein même du pays, mais aussi via des organisations des droits de l’homme et de certains États membres comme le Royaume-Uni. Sitôt la nomination rendue publique, les États-Unis et le Canada sont tombés à bras raccourcis sur l’OMS.
« Quand j’ai entendu parler de la nomination de Robert Mugabe par l’OMS, franchement j’ai cru à un mauvais poisson d’avril », a déclaré le Premier ministre canadien Justin Trudeau, qui réclamait l’annulation de cette nomination « absolument inacceptable ».

« Le gouvernement américain a imposé des sanctions au président Mugabe en raison de crimes contre son peuple et de la menace qu’il représente pour la paix et la stabilité. Cette nomination contredit à l’évidence les idéaux des Nations unies de respect des droits humains et de la dignité humaine », avait réagi samedi le département d’État américain. La Grande-Bretagne, ancienne puissance coloniale, s’était jointe aux critiques, qualifiant la nomination de « surprenante et décevante, en particulier à la lumière des sanctions des États-Unis et de l’UE contre » M. Mugabe.

NegroNews

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