L’ASSASSINAT DE THOMAS SANKARA, LE VOILE SE LÈVE

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De nombreuses archives qui étaient classées « secret défense »  aujourd’hui rendus accessible par la France se succèdent  sur le bureau du juge burkinabé François Yaméogo pour mettre en lumière les conditions de l’assassinat survenu le 15 octobre 1987 du président Thomas Sankara.

« Tous les documents produits par des administrations françaises pendant le régime de Sankara et après son assassinat seront déclassifiées et pourront être consultées en réponse aux demandes de la justice burkinabé » avait déclaré le président Emmanuel Macron lors de sa visite à Ouagadougou en novembre 2017. Une promesse tenue et une bombe à retardement qui Selon les informations du journal « Le Monde » du 16 décembre 18,  implique  des hommes politiques français, des journalistes ou encore des citoyens. Ces documents d’archives demandés par la justice ont été transmis par la voie diplomatique aux autorités burkinabé le 9 novembre dernier. Dans le cabinet du juge d’instruction en charge du dossier Thomas Sankara, le travail de tri et de classifications des documents a commencé. Le  premier dossier issu «des archives des ministères des affaires étrangères et de la défense », a été transmis au juge d’instruction militaire chargé du dossier

Le  second volet provenant « de la présidence française » devrait être envoyé prochainement, indique le monde.

« J’ai appris beaucoup de choses, il y a de nouveaux éléments très importants que je découvre moi-même, alors que je suis l’affaire depuis 1987 », a déclaré l’un des avocats de la famille Sankara qui a consulté ces documents ainsi que les auditions d’une commission rogatoire internationale lancée en février 2017 visant les personnes susceptibles d’apporter des informations sur une éventuelle implication de la France dans cet assassinat.

« De personnes qui occupaient un poste à haut niveau au sein de l’administration française à cette période, des journalistes et de simples citoyens » figurent dans le dossier ainsi que des notes « de l’ambassade de France au Burkina Faso de l’époque ». Dans les documents, deux noms circulent régulièrement : ceux de l’ancien président du Liberia Charles Taylor et de l’ancien chef de guerre libérien Prince Johnson.

 

K.G

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