DES MILLIARDS AUX AUSTRALIENS, LA MISÈRE AUX PEUPLES D’AFRIQUE.

Au-delà des clichés et autres caricatures fabriqués de toutes pièces par le monde occidental et, ayons le courage de les dénoncer, « les peaux noires, masques blancs », l’Afrique est à n’en pas douter le continent aux richesses incommensurables.

Il nous sera bien difficile de dresser ici la liste des richesses que regorge le sous-sol africain, tant est que nombreuses sont les ressources naturelles qui restent encore inexploitées. La présence de toutes ses ressources dans le sous-sol africain, aiguisent les convoitises des entreprises européennes, américaines et australiennes qui viennent se tailler la part du lion en exploitant à leur seul profit et à celui de leur continent d’origine, les richesses de la terre d’Afrique.

C’est ainsi que les entreprises minières australiennes (Resgen est l’une des 144 sociétés minières australiennes établies en Afrique) ont une présence fortement marquée selon l’importance des exploitations, en Afrique du Sud, en Tanzanie, en Namibie, au Botswana, en République Démocratique du Congo, au Ghana, au Burkina Faso, au Mali et enfin au Sénégal. Ce qui représente plus de 40 milliards de dollars (à l’idée de les convertir en CFA, vous aurez des vertiges) de bénéfice réalisés par ces sociétés en Afrique.

Ces profits sont d’autant plus énormes que le modus operandi de ces compagnies minières.se définit dans l’utilisation des paradis fiscaux, la fraude fiscale et le cynisme des industriels qui laissent les populations locales dans une misère sans nulle autre pareille. Des exemples à travers le continent sont révélateurs de ce triste scénario, mais citons pour le déplorer davantage, le cas de la communauté de Lephalale dans la province de Limpopo en Afrique du Sud, à laquelle la société Resgen avait promis la construction des établissements scolaires, des hôpitaux, des adductions d’eau, et de l’électricité, mais à la fin de l’exploitation de Resgen, les habitants de Lephalale devaient se contenter ni plus ni moins que d’une école sans tôles, des forages d’eau sans électricité, avec en prime, l’interdiction faite à ces habitants d’inhumer leurs proches, « Ils ont érigé une clôture autour du cimetière, l’accès nous y est désormais interdit, il va falloir demander et espérer obtenir une autorisation avant d’enterrer la dépouille d’un proche parent » déclara Francina Nkosi, la mine ensevelie.

Faudrait-il ajouter à cette liste déjà bien accablante, le descriptif du tourisme sexuel auquel se livrent employés et cadres de ces entreprises ? Les filles et femmes des communautés devant bénéficier des retombées des exploitations des richesses de leur sous-sol, deviennent des objets sexuels et des dépotoirs de toutes les infections.

Tout ceci peut nous amener à nous interroger sur les auteurs et les coauteurs de ce pillage sans vergogne. A qui profite t-il réellement ? Seulement aux occidentaux ? On serait tenté de répondre par la négative au vu du comportement aliéné « des peaux noires, masques blancs » que sont dirigeants et pseudo intellectuels africains aux parcours académiques sulfureux. Les premiers, les dirigeants, pour se maintenir au pouvoir et préserver leurs intérêts personnels, bradent les richesses de l’Afrique aux groupes industriels blancs et sacrifient la vie de leurs compatriotes, s’ils le sont encore, car bon nombre de ces dirigeants marionnettes sont bien plus européens, américains qu’ils ne sont africains. La deuxième catégorie, celle constituée de ceux qui se font appeler « professeurs » sans proposer, contribuer ni penser les méthodes qui doivent permettre aux africains d’exploiter eux-mêmes leurs ressources naturelles en vue d’aller vers la croissance et le développement économiques auxquels aspirent tous les peuples d’Afrique.

NegroNews

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