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Menace terroriste : La France déconseille à ses ressortissants de voyager au Burkina Faso

Quartier général de la diplomatie française, le Quai d’Orsay a actualisé sa carte de conseil aux voyageurs sur le Burkina Faso. Il qualifie ce territoire de zone rouge et déconseille formellement le nord, l’est et les frontières ouest du pays. Bien que tout le reste du pays est désormais sous surveillance, le ministère français des Affaires étrangères déconseille également la visitation des lieux, sauf en raison impérative qu’il qualifie d’orange.

De 2015 à aujourd’hui, les attaques terroristes ont fait près de 700 morts au Burkina Faso, selon l’ONU. Sur le site internet du ministère français des Affaires étrangères, il est indiqué que « le Burkina Faso connaît une dégradation continue de son contexte sécuritaire et fait face à une recrudescence des attaques terroristes. Ce phénomène s’amplifie depuis le début de l’année 2019, affectant désormais une grande partie du territoire ».

La situation du Burkina est particulièrement dégradée dans la province du Soum situé au nord du Burkina faisant frontière avec le Mali. « Le nombre de déplacés internes a augmenté en flèche. Rien qu’entre juillet et septembre, leur nombre est passé de 280.000 à 485.000 », explique Patrick Youssef, directeur adjoint du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pour l’Afrique, tout en indexant la précarité sécuritaire au Burkina.

Depuis un certain moment, les groupes djihadistes sont de plus en plus actifs au Sahel. En effet, l’attaque terroriste au nord du Mali, qui a causé ce mois-ci, la mort 49 soldats, a suscité une panique chez les autorités et la population. Selon Patrick Youssef, « la détérioration sécuritaire au Sahel est très préoccupante (…). Aujourd’hui, le Burkina Faso est désormais au cœur du conflit ».

Dans un communiqué publié le 19 novembre dernier, l’ONU a rapporté que l’aggravation de l’insécurité dans la région a poussé des écoles à fermer ses portes et des agriculteurs à abandonner leurs champs.

Awa TRAORÉ

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