UNE MARCHE EN MÉMOIRE DE GAYE CAMARA ABATTU PAR LA POLICE

Près de 400 personnes ont défilé dimanche, à Champs-sur-Marne, pour réclamer justice pour Gaye Camara, tué d’une balle dans la tête tirée par un policier, le 17 janvier dernier à Epinay-sur-Seine, en Seine-Saint-Denis. Selon l’AFP, le jeune homme de 26 ans avait tenté d’échapper aux forces de l’ordre au volant d’une voiture signalée volée. Une version que les habitants du quartier et les proches de la victime contestent.

Gaye Camara était au volant de cette voiture, marque Polo Volkswagen avec deux autres personnes. L’un des trois occupants est alors monté à bord de la voiture. C’est à ce moment précis que les policiers auraient décidé d’intervenir. Ils ont ouvert le feu quand la voiture aurait tenté de « passer en force », tirant à huit reprises. Gaye Camara recevra une balle dans la tête et les deux autres hommes seront interpellés et placés en garde à vue.

La marche, organisée par ses proches, a démarré à l’angle de l’avenue Ampère et du boulevard Archimède. Nombre de marcheurs arboraient un tee-shirt blanc, où il était écrit « Vérité et justice pour Gaye Camara ».

« C’était mon copain, il était cool, il n’a jamais eu de problème avec la police, il faut que les gens nous entendent », confie un jeune homme dans le cortège. « Il était proche de mes frères. J’habitais la Cité Blanche, côté Noisiel, tandis que lui habitait côté Champs-sur-Marne. Il avait toujours des mots gentils. Il me disait : tu es le meilleur des frères »,  indique Mohammed, 40 ans dans le journal le Parisien.

Deux enquêtes sont actuellement en cours. La première, menée par la Sûreté départementale de Seine-Saint-Denis, a été ouverte pour « recel de vol, refus d’obtempérer et tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique. L’IGPN, la police des polices, s’est quant à elle saisie de la seconde, pour déterminer les circonstances qui ont poussé trois policiers à faire feu sur le véhicule conduit par Gaye Camara.

Cette histoire nous rappelle tristement, l’affaire d’Adam Traoré décédé lors de son interpellation par les gendarmes le 19 juillet 2016 à Beaumont-sur-Oise.

NegroNews avec Le Parisien

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