POURQUOI MACRON S’OBSTINE AVEC L’AFRIQUE ?

Depuis son accession au pouvoir, il y a bientôt un an, Emmanuel Macron multiplie ses déplacements Afrique. Après la Tunisie, il est arrivé hier au Sénégal, un pays avec lequel la France a des relations historiques. Ce périple dakarois du président français est axé sur l’économie et l’éducation avec la signature de quelques contrats juteux notamment la construction du train express pouvant relier Dakar avec le nouvel aéroport Blaise Diagne, et l’ouverture d’un collège à Dakar.

Néanmoins, si depuis son arrivée au pouvoir le 14 mai 2017, Emmanuel Macron peine à mettre fin à la traditionnelle Françafrique, il tente cependant d’instaurer une nouvelle vision de coopération avec l’Afrique, une coopération qui ne
se limiterait pas aux seuls pays francophones du continent,mais une coopération qui engloberait le côté anglophone comme l’a prouvé sa visite du 30 novembre dernier à Accra (Ghana).

Par ailleurs, si les volets économiques et éducatifs sont les motifs de ce déplacement au Sénégal,il ne faut pas perdre
de vue les enjeux sécuritaires qui demeurent les premières préoccupations du chef de l’État français. En effet, avec la chute du régime de Khadafi et les conséquences qu’elle a entraînées dans le nord du Mali où sévissent le mouvement rebelle séparatiste du M.N.L.A et d’autres bandes armées,la France veut faire perpétuer son hégémonie dans cette partie d’Afrique où elle a d’énormes intérêts à défendre face à la concurrence chinoise. L’opération Barkhane et la création du G5 Sahel qui regroupe le Mali, le Burkina Faso, le Tchad, le Niger et la Mauritanie sont quelques illustrations de cette hégémonie.

En outre, la France ne peut pas se passer d’un continent où se joue son avenir notamment sur le plan économique et
culturel. Tous ces indicateurs sont autant de bons signes pour le continent et représentent des marchés à conquérir pour les investisseurs étrangers. Tous ces indicateurs sont autant de bons signes pour le continent et représentent des marchés à conquérir pour les investisseurs étrangers.
L’Afrique, il faut le rappeler, est le continent le plus jeune avec 40% de sa population qui a moins de 14 ans, sans oublier le facteur démographique qui, selon les prévisions, va doubler dans les prochaines décennies.

Camara Amara

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