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L’opposante Nathalie Yamb expulsée de la Côte d’Ivoire

Nathalie Yamb, devenue une des voix de l’opposition en Côte d’Ivoire, est réputée pour ne pas avoir sa langue dans sa poche. En octobre, elle avait fait sensations par des déclarations incendiaires sur la Françafrique. Mais son franc parler n’est pas au goût de tous. La suisso-camerounaise a été expulsée du territoire ivoirien. 

Elle rejoint ainsi le rang des personnalités qui « dérangent » la république Ivoirienne, à l’instar du panafricaniste Kemi Seba, qui avait été interdit d’entrée en Côte d’Ivoire, dans le cadre de sa marche contre le franc CFA.

Que lui vaut cette exclusion du territoire ? Certains y voient des représailles suite à des propos acerbes que Yamb aurait tenu à l’égard du président Alassane Ouattara. Toutefois, aucune déclaration concrète n’a été faite pour l’instant sur les raisons de cette prise de décision. Le vendredi 29 novembre elle recevait une convocation. Convocation à laquelle elle s’est pliée ce lundi 02 décembre. Toute la journée son entourage était dans l’incertitude quant à son sort, car une fois à l’intérieur des locaux de la préfecture, elle était dans l’impossibilité d’établir le contact avec eux.

Puis le voile a été levé. Mamadou Koulibaly, le président du parti ivoirien LIDER, de qui elle est la conseillère, a déclaré : «Nathalie Yamb est partie dans un véhicule de police pour, dit-on, la direction générale de police où il lui sera signifié son arrêté d’expulsion. Puis direction l’aéroport pour une destination inconnue. Même son avocat n’a pas eu droit à l’information. Ils l’ont mis dans l’avion pour Zurich avec un changement à Paris. Elle a découvert sa destination à l’aéroport. On a pu lui parler brièvement. On lui reproche une activité incompatible avec l’intérêt national, nous a-t-elle dit ».

Il ajoute : « On lui dit qu’elle est une étrangère qui fait de la politique en Côte d’Ivoire, qu’elle critique trop les autorités, que c’est un trouble à l’ordre public. Normalement, il devrait y avoir un procès. Mais, ils s’abritent derrière un acte administratif et même si on fait un recours cela prendra plusieurs mois ».

Les récentes prises de position de la suisso-camerounaise dans les « affaires » ivoiriennes n’avaient pas manqué de déchaîner une certaine hostilité d’une partie de l’opinion qui voyait en cela une ingérence venant d’une étrangère. Une chose est sûre,  à quelques mois des élections présidentielles, les tensions sont de plus en plus palpables dans la sphère politique ivoirienne, et ce scrutin risque d’être mouvementé.

Annabella Kemayou

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