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LOÏC KORVAL : RECIT DIGNE D’UN FILM D’ACTION…

Soyez prêts, ce que vous allez lire est digne d’un film d’action, un récit incroyable qui aurait pu mal se terminer.

Vous êtes prêt, allez c’est parti, commençons par le début. Qui est Loïc Korval ?

Loïc Korval est un judoka français licencié à l’OMS Pointe à Pitre (Guadeloupe), deux fois médaillé d’or en France, une fois médaillé d’or d’Europe et une fois médaillé bronze au championnat du monde de 2010 à Tokyo.

Ce 07 février, dans son autobiographie « Apprendre à se relever » parue chez Talent Sport, le champion revient sur une nuit qui a marqué sa vie et qui aurait mal se terminer.

Les faits se déroulent en mai 2013 alors qu’il venait d’une soirée chez ses parents avec son cousin et sa copine, l’athlète s’arrête à un feu rouge à la porte des Vincennes. C’est à la sortie de  périphérique qu’un policier à moto regarde sa « BMW série 1 finition luxe » avec insistance puis le demande de se ranger sur le côté. Normalement, quand un policier demande de se ranger sur le côté c’est pour un contrôle, à cet instant, l’athlète est persuadé d’être victime de contrôle au faciès (Un contrôle d’identité est dit « au faciès » lorsque celui-ci est motivé par des raisons fondées sur « l’appartenance ethnique, la race, la religion ou l’origine nationale supposée, plutôt qu’à des soupçons raisonnables, des indices objectifs ou des critères liés au comportement des personnes concernées », ainsi interdit par la loi) et n’obéit pas.

Il explique : « Il n’y a rien de plus énervant qu’un policier qui vous prend pour un criminel en puissance, juste parce que vous êtes un Noir qui conduit une BMW, explique-t-il. Alors, j’ai sciemment refusé d’obtempérer. J’ai démarré la voiture tranquillement en ignorant complètement ce fonctionnaire un peu trop zélé. »

En roulant, cinq minutes plus tard, le champion aperçoit dans le rétroviseur deux policiers à moto qui le poursuivent, il émet l’intention de se garer mais entre temps, l’un de deux policiers prend le rond point à sens inverse pour venir à sa rencontre, l’athlète tente de s’échapper, quand tout à coup  Mr l’agent tombe en voulant faire demi tour affirme Loïc Korval.

« Il dégaine son arme et se met à tirer à balle réelle sur ma voiture », la plage arrière explose.

L’athlète s’arrête, les deux policiers demandent à Loïc Korval de descendre, mais ce dernier en panique, craint le pire. « Trois Noirs (l’athlète, son cousin Steve et sa copine Marine en voiture) contre deux policiers blancs qui tirent … peu de chances de sortir vivants de ce traquenard. Il est hors de question de sortir de la voiture. Je vais aller au commissariat de Nogent (sa ville de naissance, dans le Val de Marne, située à quelques kilomètres), où il y aura plein de caméras et de témoins. » Se dit-il instantanément.

Il redémarre, et s’en va en sens inverse de la circulation. « Les policiers auraient plus de difficultés pour me tirer dessus, donc pour avoir une chance de me tuer », il essaye de semer les policiers, et finalement à quelques mètres du commissariat de Nogent, il décide de terminer en courant. Il a choisit ce commissariat car il y a des caméras, et des lumières, dit-il, en espérant qu’il y ait des témoins ou cas où ça tournerait en vinaigre.

« Je suis ceinture noire de judo, je suis une arme blanche à moi tout seul. Donc, je sais que je ne dois en attaquer aucun pour ne pas les blesser. Si je blesse un policier, je n’y survirai pas (…) Aussi, je cours. Pour ma vie. J’évite tous les coups et toutes les armes. Les policiers me poursuivent inlassablement. Je les sème, les uns après les autres sans en toucher un seul. »

Il décide de finir sa course, il grimpe au dessus d’un parking et tombe dans une rue mal éclairée, quand il voit soudainement débouler le policier qui a tiré sur sa bagnole au départ qui fonce vers lui à une vitesse entre 20 et 30 km/h estime t-il.

« Il me fonce dessus avec sa moto. Je le vois arriver, j’évalue sa vitesse, … Je sais que je peux l’éviter. Quand il est suffisamment proche, je prends appui sur le mur et je fais un parfait salto au-dessus de sa moto pour me retrouver de l’autre côté de lui. Le bougre n’a rien vu venir. Il finit sa course contre le mur, et moi, je me remets à courir. »

Sa fuite prend fin par un croche-pied qui le met au sol, « Ils me tombent dessus et me donnent des coups de pied, de matraque et de tonfas. Tabassage en règle. » Vraiment défiguré, il est amené au commissariat où un fonctionnaire le reconnaît.

Il fut amené à l’hôpital, puis en garde à vue suivi d’une prison de quatre jours à Fleury-Merogis. Il ressort libre après une comparution immédiate avec obligation de pointer deux fois par semaine au commissariat. Entre autre, sa voiture a été mise sous scellée, téléphone, Carte bancaire s’y trouvaient.

Quel récit fou …

 

Ghislain Nduhirahe

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