L’OBÉSITÉ, UN NOUVEAU FLÉAU QUI FRAPPE L’AFRIQUE

Dans de nombreux pays africains, des enfants rachitiques souffrant de malnutrition deviennent des adultes en surpoids. Les femmes ont des proportions corporelles démesurées. De plus en plus d’Africains se nourrissent mal malgré la croissance de leurs revenus.

L’obésité a longtemps été le triste apanage des seules sociétés occidentales, où vivent deux obèses sur trois. Désormais, elle touche aussi les pays africains tels que l’Égypte, la Libye dans lesquels la progression a été la plus significative entre 1980 et 2003.

L’Afrique subsaharienne n’est pas en reste. Ainsi, le Sénégal, le Cameroun et le Gabon figurent parmi les États les plus touchés par l’obésité et le surpoids. Cela est d’autant plus vrai que dans ces deux pays de l’Afrique centrale, le surpoids est la marque la plus ostensible d’une vie de confort et d’aisance matérielle. A cela, il conviendra d’ajouter les effets de l’alcool consommé sans modération aussi bien par les hommes que par les femmes.

Par ailleurs, si les obèses d’Occident sont principalement des hommes, dans les pays émergents, ce sont les femmes qui sont les plus frappées par ce fléau qualifié de « pandémie » par les chercheurs. La sédentarisation et l’attrait pour une nourriture occidentale déséquilibrée expliquent que les Africaines soient particulièrement touchées. Des croyances socioculturelles alimentent cette obésité parfois perçue comme un critère de beauté, de santé et de fécondité.

L’urbanisation rapide, la croissance de la population et une classe moyenne émergente ont suscité de nouvelles habitudes alimentaires pas très saines. Un récent rapport des experts en agriculture « Malabo Montpellier Panel » souligne que les Africains, en particulier les enfants sont davantage exposés à des aliments en forte teneur en sucre, à forte densité d‘énergie, moins coûteux mais également moins nutritifs. De 4 % en 1990, le taux d’obésité chez les enfants se situait à 7 % en 2011 et devrait atteindre 11 % en 2025.

Les personnes les plus exposées à l’obésité ne s’investissent pas dans des activités physiques. Pour le panel de Malabo, il est urgent “de sensibiliser et d’aborder la question inquiétante de l’obésité au sein de la population africaine”.

NegroNews

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