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L’Institut Pasteur visé par une enquête de trafic de virus

Depuis que sévit la pandémie à Coronavirus, de nombreuses théories du complot ressurgissent et animent l’opinion publique. Et si le virus était le fruit d’une manipulation humaine? C’est dans cette optique que le célèbre centre de recherches médicales, L’Institut Pasteur, est visé par une enquête sur une affaire de trafic de virus. En cause, de dangereux virus arrivés en octobre de 2015, au sein du laboratoire en provenance de Corée du Sud. 

«Manipulation et transport clandestin d’échantillons de virus dangereux, perte de tubes contenant des bactéries potentiellement mortelles, ordinateurs volés pouvant stocker des données confidentielles à risque…» tels sont les chefs d’accusation qui pèsent sur L’Institut Pasteur. C’est dans les colonnes de notre confrère Le Parisien qu’on peut lire les révélations imputées au célèbre laboratoire. Les conditions dans lesquelles sont parvenus les dangereux virus au centre de recherche en octobre 2015, de Corée du Sud, sans que les autorités sanitaires soient au courant, ont conduit à l’ouverture d’une enquête judiciaire. Mais que s’est-il réellement passé?

Des virus dangereux à L’Institut Pasteur

Les faits remontent en Octobre 2015. L’enquête révèle ainsi que: «Le 11 octobre 2015, une scientifique de l’Institut Pasteur de Corée a transporté clandestinement, à bord d’un vol Séoul-Paris, trois tubes d’échantillon de Mers Coronavirus, un virus potentiellement mortel, transmissible par le chameau et apparu pour la première fois en 2012 au Moyen-Orient». 

Une fois acheminés à Paris, les échantillons contenus dans une boîte de produits cosmétiques, vont subir un tout autre traitement. En effet, « le virus est resté sur l’étagère du bureau d’un chercheur de l’Institut sans aucune précaution sanitaire, du 16 au 23 octobre. Tout ceci en dépit des règles nationales strictes du Code de la santé», raconte Le Parisien.

Un an plus tard, après des fuites dans la presse coréenne, le parquet de Paris va alors décidé d’ouvrir une enquête préliminaire.

Des échantillons douteux, détruits en coulisses

Le journal poursuit ses révélations troublantes dans cette affaire. On apprendra ainsi que, la direction du centre de recherche dédié à la santé, a pris «la décision de détruire en douce les trois échantillons du virus sans en informer au préalable l’autorité sanitaire (l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, ANSM) et sans même déclarer l’incident sous les 48 heures, comme l’impose la loi». Une attitude suspecte qui pourrait directement mettre en cause L’Institut Pasteur.

Mais L’Institut Pasteur a bien évidemment tenté de se justifier. C’est Christian Bréchot, le directeur général de l’institut, dont le mandat a été renouvelé en 2016, alors que les statuts de l’institut ne l’autorisent pas, qui a justifié les agissements de la structure dont il a la charge. «Les échantillons qui sont arrivés avaient subi un traitement d’inactivation et ne présentaient donc pas de risque de contamination. L’erreur est de ne pas avoir effectué de déclaration auprès de l’ANSM avec laquelle nous travaillons ensemble pour améliorer les choses», a déclaré Monsieur Bréchot.

Pas convaincant pour l’ANSM  à l’origine de l’enquête. «L’absence de déclaration n’a pas permis la mise en œuvre de mesures de police sanitaires immédiates permettant d’évaluer avec certitude le danger de la situation, ni le déploiement éventuel de mesures de protection des populations» observe en outre l’ANSM dans son rapport d’investigation transmis à la justice.

Toutefois, l’enquête se poursuit et bientôt, sans doute, la vérité émergera sur cette affaire qui fait froid dans le dos. Alors que la planète entière subit une autre variante épidémiologique du Coronavirus (Covid-19), cette affaire risque de rajouter du grain au moulin des enquêteurs. On espère in fine, que l’enquête aboutisse et situe les responsabilités des uns et des autres.

En attendant, restez chez vous, observez les mesures barrières et luttons tous contre cet ennemi commun à l’origine inconnue et douteuse.

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Journaliste-Reporter, Rédacteur, blogueur, Réalisateur et écrivain gabonais de 28 ans. Célibataire et sans enfants.

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