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L’industrie du tourisme en Afrique, la croissance la plus rapide au monde après l’Asie

 L’Afrique devient le continent avec l’industrie touristique à la croissance la plus rapide, après l’Asie. En effet, en 2018, quelque 67 millions de touristes ont visité l’Afrique, ce qui représente une augmentation de 7 % par rapport à l’année précédente.

Pourtant, on connaît les difficultés qui plombent l’industrie touristique africaine : l’insécurité due aux nombreuses crises et attaques terroristes, le manque de visibilité sur les principaux marchés, la carence des réseaux routiers et ferroviaires, l’insuffisance et à la cherté des dessertes aériennes, ainsi que l’absence d’un cadre institutionnel et administratif incitatif. On peut aussi citer la concentration des parcs hôteliers dans les zones urbaines qui limite le tourisme d’intérieur ou de loisirs ; ainsi que le faible niveau des formations de personnel en hôtellerie qui influe sur la qualité des prestations proposées.
Seulement, certains pays africains ont su tirer profit des changements politiques positifs et mettre en place des mesures pour favoriser l’essor de ce secteur, ce qui a su séduire les touristes.

En Éthiopie, par exemple, l’assouplissement des restrictions de visas tout en améliorant la connectivité des vols a fait du pays une plaque tournante du transport régional, dépassant même Dubaï en tant que porte d’entrée de l’Afrique vers le monde. L’Éthiopie est ainsi devenue le pays qui a connu la croissance la plus rapide en Afrique, avec une croissance de 48,6 % en 2018, selon le rapport Jumia Africa Hospitality.

D’autres pays comme le Kenya, le Rwanda et l’Afrique du Sud ont vu le potentiel de diversification du secteur. Les visiteurs d’affaires ont bénéficié de réformes favorables au commerce émanant de ces gouvernements.

Ces réformes ont su rapporter aux hôtels, mais ont aussi suscité la découverte d’une nouvelle niche. Si les dépenses des voyageurs pour affaire s’élèvent à 21 %, ceux qui viennent en villégiature dépensent jusqu’à 71 %. Il s’agit d’un groupe émergent de touristes, ceux qui viennent pour les affaires, mais qui restent pour les loisirs.

Toutefois, la part du tourisme africain dans le tourisme mondial reste faible. Cette part a été estimée en 2018 à 1 % d’une industrie qui pèse près de 1,7 billions de dollars. De plus, seuls 5 % des arrivées de touristes internationaux étaient destinées à des pays africains.

Il y a de la place pour l’optimisme, de nombreux changements et initiatives en cours pourraient entraîner une croissance en 2020. Ces changements incluent le style de campagnes « Année du retour » initiée par le Ghana pour attirer la diaspora noire.
Estelle Verdier, directrice de Jumia Travel, compte sur la mise en œuvre de la zone de libre-échange continentale africaine : « Cela va certainement augmenter le commerce intra-régional et ainsi générer d’énormes avantages économiques pour le continent ».

Pour l’heure, le tourisme sur le continent représente 8,5 % du PIB du continent et emploie 24,3 millions de personnes.

AK

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