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LICENCIÉ APRÈS UNE FAUSSE COUCHE, ELLE RÉCLAME 350 000€ À SON EMPLOYEUR

Caissière au magasin Marché O’Frais (désormais Marché Frais) à la courneuve, Ayélé Ajavon a été licenciée de son poste 4 mois après une fausse couche au travail. Selon elle, les causes de ce licenciement ne sont pas valables, elle a alors attaqué l’enseigne aux prud’hommes.

« Les employeurs invoquent des erreurs de caisse pour justifier le licenciement », a indiqué à l’AFP par téléphone l’avocat de la caissière, Me Montasser Charni. Mais ce dernier sait bien que les erreurs de caisse ne peuvent être retenues par ailleurs, car celles-ci « peuvent être pilotées depuis la console centrale » du supermarché. L’avocat de Mme Ajavon pense qu’on reproche juste à sa cliente « d’avoir mis en cause ses conditions de travail ». « C’est ce qui transpire du compte-rendu de l’entretien préalable », assure-t-il. L’avocat évoque donc des faits assez différents de l’entreprise.

La fausse couche est survenue le 8 juin 2016 alors que la jeune femme était derrière son tapis de caisse « après avoir porté une pastèque de 13 kg ». Emmenée d’urgence à l’hôpital, elle y perdra son enfant quelques jours plus tard, après 5 mois de grossesse. Selon l’avocat, ce drame a été reconnu en septembre 2017 comme un accident de travail par la branche spécialisée de l’assurance-maladie. En effet le patron d’Ayélé était toujours plus exigeant avec son employée. « Son employeur lui avait demandé de hausser la cadence, l’obligeait à se tenir debout et à décharger des caddies, y compris des charges lourdes comme des packs d’eau et des pastèques », dénonce le conseil de la caissière.

« Cette fausse couche est tout à fait regrettable et gravissime. Mais la société n’est en rien responsable » affirme Me Norbert Thomas, l’avocat de l’entreprise Marché Frais, lors de l’audience de départage. Les deux partis ne sont donc d’accord sur aucun point, il faudra attendre le 24 septembre, jour de la décision, pour être fixé.

Les dédommagements 

« Je ne veux plus parler de tout ça » confie l’ancienne caissière en larmes, qui affirme juste avant l’audience qu’elle ne voulait pas venir. La femme de 36 ans ne savait plus quoi dire, mais son avocat est là pour ça. Maitre Montasser Charni réclame 250 000€ de dommages et intérêts et une indemnité de 100 000€ pour licenciement sans cause réelle et sérieuse. Des sommes que la société ne cédera pas facilement. Quoi qu’il en soit, pour l’instant, il faut faire preuve de patience pour les deux partis qui ne comptent pas abandonner.

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