LE NIGERIA, PIONNER DU BOBSLEIGH AFRICAIN

  • Par NegroNews
  • 3 Années
  • SPORT

Ceux qui savent ce qu’est le bobsleigh lèvent la main ! Beaucoup diront Bobsleigh, qu’est-ce que c’est ? Mais beaucoup savent tout de même quelle est cette discipline, si seulement vous avez regardé le film « Rasta Rocket ».

Rappelez-vous, ces quatre jamaïcains amateurs, qui vont participer aux JO d’hiver dans la discipline de glisse et qui finiront la compétition en portant leur bobsleigh sur leur épaule sous les ovations de la foule, après qu’une lame a cédé.

Si l’équipe jamaïcaine avait réellement participé au JO d’hiver de 1988, dans la discipline du bobsleigh, jusqu’à ce jour, il semblerait qu’aucune équipe africaine n’y ait jamais participé. Et c’est l’ancienne championne d’athlétisme nigériane Seun Adigun qui va s’étonner d’apprendre que le continent n’avait jamais eu de représentant au Jeux olympiques dans ce sport de glisse. « Nous avons tellement de talent (en Afrique), nous pouvons avoir les ressources si nous rassemblons nos forces, nous avons la passion, la motivation, la détermination, la condition sportive, alors pourquoi pas ? »

Dotée de son âme de championne, l’athlète décide de mettre en place une équipe de bobsleigh ainsi qu’une fédération africaine. Elle veut motiver les africains à valoriser l’image du continent à travers le sport dans le monde. « Je veux dire à tous les oncles et tantes, que les prières et la fierté que nous partageons en tant que nation a été placée et creusée au plus profond de nos cœurs. Nous voulons dire au Nigéria que nous sommes très fières de porter le drapeau. Rien n’est plus important pour nous que de s’assurer que le Nigéria est représenté de manière positive et comme le grand peuple qu’il est. »

BBC rapporte que dès septembre 2016, la championne a recruté deux de ses paires Ngozi Onwumere, qui a remporté deux médailles aux Jeux africains, et Akuoma Omeoga qui a concouru pour l’université américaine du Minnesota. Seun Adigun a su se dresser en coach notamment pour Ngozi Onwumere qui ne savait rien de la discipline. « J’étais très enthousiaste. Ce n’est qu’après que j’ai vraiment réalisé que j’avais accepté de faire du bobsleigh alors que j’y connaissais rien. Sans mentir, je ne savais rien. Je ne savais même pas ce qu’était le sport et les compétences que cela demandaient. Tout ce que je sais, c’est qu’elle m’a choisi, donc j’imagine que j’ai ce qu’il faut! »

Les trois championnes s’arment de courage et s’entraînent à Houston dans le sud des États-Unis, où elle espèrent être la première équipe africaine à participer aux bobsleigh lors des JO d’hiver en 2018.

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