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LE BURKINA-FASO OUVRE LA PRODUCTION D’ÉLECTRICITÉ AU PRIVÉ

« Le taux de couverture en électricité demeure de nos jours à 19%. Nous sommes donc partis des goulots d’étranglement à l’extension convenable de cette couverture pour proposer la loi qui vient d’être adoptée […] le gouvernement a pris la ferme résolution de donner une nouvelle orientation à la politique énergétique au Burkina Faso à travers une transition claire vers les énergies renouvelables en vue d’inverser la tendance » affirme le ministre Burkinabé de l’énergie, Pr Alfa Oumar Dissa. Résolument engagé à faire face au déficit énergétique, le Burkina Faso a ouvert le secteur des énergies aux producteurs privés. La loi qui consacre cette libéralisation a été adoptée, la fin de semaine derniere à l’unanimité par l’ensemble des 105 votants du jour.
Longtemps monopolisé par la SONABEL (société nationale d’électricité du pays), le secteur de l’énergie est désormais ouvert au privé. Il sera ainsi procédé à la suppression de la segmentation permettant l’installation de producteurs indépendants d’électricité sur l’ensemble du territoire national. La nouvelle loi prévoit également des sanctions à l’encontre des personnes indélicates qui font des installations parallèles très préjudiciables à la SONABEL. Selon une analyse faite par nos confrères de  » La Tribune Afrique », en ouvrant la production d’énergie à la concurrence, le Burkina compte réduire considérablement l’insuffisance des investissements qui caractérise le secteur et qui entraîne un déficit structurel d’énergie estimé à plus de 10,5 GWh soit plus de 1,3 Milliard FCfa en chiffre d’affaires. Ce qui constitue un impact négatif sur l’économie nationale. Cependant, cette nouvelle réglementation traduit également une autre volonté du gouvernement Burkinabé. Le Burkina Faso veut diversifier ses sources d’énergie.
Toutefois les députés ont tous salué la décision du gouvernement de libéraliser le secteur. Cependant lors du débat général qui a précédé le vote, certains d’entre eux ont émis des inquiétudes sur des « incohérences » constatées dans la loi, précisément le fait qu’elle parle de réglementation générale du secteur de l’énergie alors que les hydrocarbures n’y sont pas pris en compte. D’autres parlementaires ont questionné le gouvernement sur les mesures prises pour éviter que le prix du kilowattheure ne soit laissé à la guise des producteurs privés. Sur le premier point, le représentant du gouvernement a précisé que le domaine des énergies est très vaste et complexe. Aussi l’exécutif prévoit introduire des modifications pour prendre en compte les hydrocarbures en temps opportun. S’agissant des dispositions prises pour garantir l’intérêt des consommateurs, Alfa Omar Dissa a laissé entendre que la préoccupation sera prise en compte dans l’élaboration des décrets d’application et des cahiers des charges fixant les prix. « Sinon nous aurons des prix différents en fonction des producteurs et d’une localité à une autre », a-t-il conclu.
NegroNews

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