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L’ANCIEN PORT D’EMBARQUEMENT DES ESCLAVES DE LOANGO (CONGO)

L’Ancien port d’embarquement des esclaves de Loango, surplombé par l’ancienne lagune Tchibete (en voie de disparition), est situé dans la sous-préfecture de Hinda dans le département du Kouilou. Il est limité au Sud-est par la Pointe indienne, au Sud et au Sud-ouest par l’océan Atlantique, au Nord-ouest par le village Matombi et au Nord-est par le village Diosso, ancien Bwali capitale du Royaume de Loango, ancien quartier administratif du même royaume.

Certains accords commerciaux des esclaves se traitaient à Diosso chez le Mâ Loango (roi) et d’autres l’étaient sur le site même. Le port de Loango fut le carrefour de tous les esclaves qui venaient d’une partie du golfe de Guinée. Il a vu embarquer plus de 2 millions d’esclaves venus des zones qui constituent aujourd’hui le Tchad, l’Angola, le sud du Gabon et la République Démocratique du Congo et l’actuel territoire de la République du Congo. Toutes les tribus des zones concernées ont été impliquées dans le commerce des esclaves. Les esclaves qui avaient des scarifications sur leur visage n’étaient pas acceptés par les négriers. En fait les esclavagistes ou négriers craignaient que ceux-ci ne se reconnaissent culturellement à travers ces scarifications qui sont des traits culturels distinctifs ayant des vertus thérapeutiques et identitaires. Les conséquences de la déportation furent entre autres, le déracinement culturel. De même, le roi Mâ Loango ne vendait pas les membres de sa cour. La végétation herbacée est dominée par des arbres de petite taille, avec un sol sablonneux influencé par le climat marin.

Le port de Loango possède encore des vestiges qui traduisent le passage de ces millions d’esclaves :
La stèle qui est la place symbolique du départ des caravanes est en même temps le grand marché de toutes les transactions ;
Les trois manguiers qui servaient de comptoirs avant le rituel autour de l’arbre de l’oubli. Les esclaves enchaînés, faisaient 7 tours de l’arbre de l’oubli pour les femmes ou les jeunes filles, 9 tours pour les hommes. Et l’arbre de retour qui symbolisait un éventuel retour de l’esprit du défunt au pays (à Loango) une fois mort ;

Le débarcadère qui était une vasière, reste représenté par une portion qui résiste aux érosions marines. En effet, la baie de Loango, peu profonde, ne permettait pas aux bateaux d’accoster. Ils attendaient à 30 km de la rive.
Par ailleurs, le site de Loango est un grand ensemble qui prend en compte le village de Diosso où se trouve le Musée Mâ Loango (ancien quartier administratif du royaume), la baie et bien d’autres aspects. Le site de l’Ancien port d’embarquement des esclaves à Loango fait l’objet d’une protection traditionnelle assurée par l’Association des sages de Bwali. Cette protection sera renforcée par un classement national à l’issue de la signature, très prochaine de l’arrêté portant création de la liste du patrimoine national immobilier. Le site est géré par la Direction du Patrimoine et du Développement Culturel. Un gestionnaire du site a été nommé par le Ministre de la Culture et des Arts.

Source :

http://whc.unesco.org/en/tentativelists/5373/

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