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L’Agence Française de Développement: une autre arme de colonisation

L’Agence française de développement (AFD) gère depuis  le 14 novembre 2018, le financement de plus de 25 millions de dollars Américains du partenariat mondial pour l’éducation des enfants burundais. C’est ce qui ressort d’un communiqué publié ce 12 novembre 2018.Toujours selon ce communiqué, l’AFD contribuera également à hauteur de 4 millions d’euros dans ce secteur.

 

Promouvoir le secteur de l’éducation avec la construction et l’équipement de salles de classe afin d’accroitre la capacité d’accueil du système éducatif, la formation des enseignants et des inspecteurs, le renforcement du pilotage du système sont les objectifs à atteindre pour améliorer l’accès universel à une éducation de qualité.

L’intervention de l’AFD avec la gestion du financement de plus de 25 millions de dollars Américains du partenariat mondial pour l’éducation des enfants burundais semble être un argument avancé par la France  pour maintenir le Burundi sous une autre forme subtile de colonisation qui s’attaque directement au système éducatif.

Depuis 2012, le Burundi est le pays prioritaire de l’aide publique au développement français. L’Agence française de développement dit soutenir fortement l’effort d’accroissement de la capacité d’accueil du système éducatif et l’amélioration de la qualité de l’enseignement au Burundi. Cet organisme qui parait plutôt comme une influence de l’ancien colonisateur et la faiblesse du pouvoir en place, nous montre à quel point l’instabilité avec ses différents visages sera une conséquence inévitable pour le système éducatif Burundais.

Une autre forme de colonisation

Toujours dans ce même communiqué, l’AFD rappelle qu’elle a œuvré, ces 10 dernières années, dans l’éducation des enfants burundais.

Apres 10ans de présence, les fléaux comme la pauvreté, l’analphabétisme, l’insécurité et diverses maladies continuent de sévir  au Burundi, un résultat qui qui met en doute la mission menée par l’AFD ces dernières années sur le territoire Burundais.

Des fléaux qui ne l’immunise  pas contre les manœuvres de l’ancien colonisateur qui continue à dicter sa loi à un pouvoir faible en utilisant cet organisme qui dit-on vise à soutenir les priorités identifiées par le Plan transitoire de l’éducation, cadre commun mobilisant l’ensemble des appuis.

Rappelons que  L’Agence française de développement (AFD), est une institution financière publique Français Présente en Afrique, en Asie, au Moyen-Orient, en Amérique Latine, dans la Caraïbe et l’Outre-mer, cet établissement public finance et accompagne des projets qui améliorent les conditions de vie des populations, soutiennent la croissance économique et protègent la planète.

Au Burundi, l’AFD a déjà engagé 240 millions d’euros de financements en 40 ans. 30% de ce financement consacré à des projets d’infrastructure (l’aéroport, le port et l’énergie), 20% destiné à l’appui aux cultures commerciales dont le café et le thé, coton.

Ailleurs dans le monde, l’AFD a consacré en 2017 10,4 milliards d’euros au financement de projets dans des pays en développementémergents . Un engagement en hausse de 10% par rapport à 2016. Le groupe AFD finance et accompagne environ 3600 projets de développement.

Son siège social se trouve à Paris. Ses équipes sont basées à Paris, à Marseille et dans un réseau de 85 agences et bureaux de représentation à l’étranger dont 9 dans l’outre-mer français.  

Stéphane BAI

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