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L’ACTIVISTE SOPHIE KANZA LUTTE CONTRE LA XÉNOPHOBIE ENTRE AFRICAINS

Si l’Afrique veut rattraper le niveau de développement des autres continents, il y a des problèmes à la base qui doivent être résolu. L’éducation étant le moteur du développement et du progrès, il est urgent de briser les barrières mentales qui continuent à bloquer certaines populations. Kwame Nkrumah le père du panafricanisme, cette idéologie à laquelle adhèrent de plus en plus les Africains et qui prône l’unité de l’Afrique comme un Etat continent au même titre que les Etats unis d’Amérique, avait vite compris la nécessité de l’intégration et la de libre circulation des Africains sur leur continent. Cette idée commence à faire chemin dans certaines régions du continent Africain, mais la xénophobie de certaines populations constitue une barrière à briser. L’on se souvient encore cette année des violences urbaines des Sud-Africains contre leurs frères Nigérians, Congolais et d’autres pays Africains, à qui ils demandaient de quitter leur pays.

Sophie Kanza, sociologue et activiste d’origine Congolaise, auteur d’un court métrage sur la question de la xénophobie en Afrique du Sud, pays où elle a passé quasiment toute son enfance, livre une interview au cours de laquelle elle expose la situation difficile que vivent les Africains étrangers en terre sud-africaines. « Souvent, quand les immigrés africains viennent en Afrique du Sud, ils restent entre eux parce qu’ils ont entendu parler de xénophobie. Les Congolais restent entre Congolais, les Zambiens n’interagissent qu’avec des Zambiens, etc. C’est une forme d’exclusion sociale. »

Selon elle, l’idée véhiculée par la société noire sud-africaine est que « les immigrés n’ont pas leur place et devraient tous rentrer chez eux, car tout ce qu’ils font, c’est profiter des ressources et voler des emplois ». Par conséquent, les africains venus d’ailleurs ne sont pas vus comme des frères, mais constituent une menace.

L’activiste pose comme préalable à la résolution du phénomène de la xénophobie en Afrique du sud, le problème d’éducation et l’enseignement de l’histoire Africaine : « beaucoup de Sud-Africains ne connaissent pas du tout l’histoire africaine. À l‘école, pas un jour, on ne parle de l’histoire africaine. Vous n’entendez jamais parler de Sankara, Lumumba, etc. C’est seulement au niveau universitaire que vous avez des cours d’histoire africaine. Mais quel est le pourcentage de la population qui va à l’université ? ». Mais pas seulement. Elle encourage également, l’interconnexion entre Africains « Nous devons voyager sur notre continent et encourager les voyages sur le continent ».

A travers sa fondation «We are human», Sophie Kanza mène des campagnes de sensibilisation et surtout donne la parole aux victimes de ce fléau qui par la force du temps finira pas disparaitre.

NegroNews

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