La CEDEAO s’active pour son projet de monnaie unique

Selon les sources officielles, Alassane Dramane Ouattara, le président ivoirien, et ses homologues du Ghana, Nana Akufo-Addo, du Niger, Mahamadou Issoufou, et du Nigeria, Muhammadu Buhari, se réunissent en ce jour, 21 février 2018, à Accra, au Ghana, pour examiner la mise en œuvre du programme de la monnaie unique de l’espace.

Au cours de cette réunion ces quatre chefs d’Etats, ont réfléchi sur une nouvelle feuille de route pour accélérer le processus. Avant ce rendez-vous, s’est organisé en amont les représentants des ministres de finance des ces pays cités ci-hauts ainsi que les gouverneurs des différentes banques centrales, les commissaires de l’UEMOA (‘Union économique et monétaire ouest-africaine) se sont rencontrés le 17 et 18 février en réunion préparatoire de l’événement : l’idée étant de remplacer le Franc CFA d’ici 2020.

Alors députée Européenne, Rachida Dati disait en octobre dernier : « L’impression du franc CFA doit quitter la France et cette monnaie changer de nom ».

C’est vraiment ça que ne veulent pas les militants contre le francs CFA, ils veulent en effet, créer une indépendance monétaire vis-à-vis de leur ancienne colonie, gérer l’inflation comme beau leur semble et selon les besoins économiques de la zone monétaire en question.

Kemi Seba, président de l’ONG Urgences Panafricanistes, initiateur du front Anti franc CFA, souligne : « Nous observerons attentivement ce que les dirigeants africains de la CEDEAO, mettrons en place, suite à la lutte que nous avons enclenchée, au péril de nos libertés individuellesmieux vaut pour eux qu’ils ne tentent pas de nous dribbler…. La jeunesse africaine les regarde »

A ce jour, le président Ivoirien ; Alassane Ouattara a déclaré devant la presse au Ghana : « Nous tenons à avoir cette monnaie de la Cedeao en 2020 (…) Nous devons tous aller dans la même direction (…) »

Au délà de la journée d’aujourd’hui …

Selon un article parut dans les Echos le 16 février : « Le franc CFA, une discorde africaine : seule une minorité de dirigeants africains prétend en sortir (…) En France, on ne compte plus les articles critiques, les manifestations, les coups de gueule médiatiques contre le franc CFA, cette monnaie de 14 États africains, dont la parité avec l’euro est garantie par le Trésor français. Paradoxalement, on s’intéresse peu à la parole des dirigeants africains qui l’ont en partage. Pourtant, en y prêtant attention, il apparaît qu’ils sont rares à militer pour une sortie unilatérale. »

Le journal affirme noir sur blanc que les présidents Sénégalais Macky Sall et Ivoirien Alassane Ouattara vantent ouvertement la solidité du Franc CFA et que beaucoup d’autres présidents concernés ne s’expriment pas publiquement et directement sur le sujet.

Selon le Journal, Le camp des partisans est aussi celui des dirigeants dont les économies profitent le plus des avantages du franc CFA. Seulement quatre chefs d’Etats prônent ouvertement l’abandon du FCFA entre autre le président malien Ibrahim Boubacar Keita qualifiant de cette monnaie de coloniale sur l’antenne de Al Jazeera en parlant de cette souveraineté comme préalable pour l’indépendance politique, mais aussi le président Burkinabais Roch Kaboré, Idriss Deby du Tchad et le président de Niger Mahmadou Issoufou.

Une sortie du Franc CFA est possible, mais il faut trouver un terrain d’attente entre Etat de deux zones monétaires. Cette attente créerait une détermination, et ainsi le travail partagé entre ces Etats accéléraient le processus vers une nouvelle monnaie et ensuite créer une politique économique qui avantagerait la zone dans son entièreté et toute la population peu importe le niveau de vie.

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