KIGALI : NON AUX APPELS SONORES DES MOSQUÉES

La capitale du Rwanda interdit aux mosquées d’utiliser des haut-parleurs pendant l’appel musulman à la prière

Kigali a connu de grands changements ces dernières années en se positionnant comme une plaque tournante pour le tourisme et les affaires en Afrique

L’effort de réduction de la pollution sonore fait partie d’un programme d’amélioration appelé Kigali City 2040 pour en faire la première puissance commerciale et touristique d’Afrique au cours des 22 prochaines années.

Les réformes de l’éducation, des affaires, de l’immigration et du paysage de la ville ont déjà commencé à faire son apparence.

De nombreuses mesures ont été populaires, mais l’interdiction des haut-parleurs – accusés de déranger les résidents – a été plus controversée.

Les musulmans ont largement respecté l’interdiction, mais ont critiqué le mouvement, affirmant qu’ils auraient pu réduire le volume.

« J’ai constaté qu’ils ont commencé à le respecter et cela n’a pas empêché leurs fidèles d’aller prier selon leur temps de prière », a déclaré à la BBC Havuguziga Charles, un responsable local de Nyarugenge.

Les efforts ne sont pas seulement concentrés sur la communauté musulmane. Le mois dernier, environ 700 églises ont été fermées pour ne pas avoir respecté les contrôles de construction et pour la pollution sonore.

Le gouvernement continue sa répression sur ce qu’il considère comme des églises de qualité inférieure à travers le pays, citant des prédicateurs « trompant leur congrégation avec des sermons trompeurs » comme raison principale, a rapporté l’AFP.

Le but ultime est de transformer le pays, avec Kigali en son centre, en un pays à revenu intermédiaire basé sur la connaissance.

 

Les avancées technologiques restent au cœur des plans et le dernier projet gouvernemental, lancé en mai 2016, a permis de mettre en place une vaste infrastructure de fibre optique dans toute la capitale.

Les transports publics ont également connu des changements spectaculaires avec le wifi désormais disponible dans tout le réseau de bus. Il n’est pas surprenant que la Banque mondiale ait déclaré que le Rwanda était le deuxième endroit le plus facile du continent pour faire des affaires.

Jusqu’à présent, la durabilité environnementale de la capitale a été saluée comme exemplaire, avec des mesures spectaculaires prises par un gouvernement autoritaire, y compris une interdiction des sacs en plastique et des nettoyages communautaires obligatoires.

Des fonds verts ont également été mis en place pour transformer les zones humides en parcs urbains de loisirs et de tourisme.

D’autres mesures sont à venir, dans le cadre du changement prévu par le gouvernement visant à faire du Rwanda, le pays le plus visité des touristes d’ici deux décennies.

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