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Le HCR et l’Union européenne responsables de la souffrance des migrants en Lybie ?

Le journal britannique The Guardian a récemment fait des révélations sur un document de l’Union européenne très alarmant quant à la situation que vivent des migrants retenus en Libye. Ce document contiendrait des informations troublantes sur la façon dont les réfugiés qui tentent de rejoindre l’Europe sont capturés et détenus. Selon le journal britannique, « des violations généralisées des droits de l’homme, des morts, des disparitions inexpliquées, des pots-de-vin et la corruption sont mentionnés dans le document de 13 pages ».

Fillipo Grandi, Haut commissaire des réfugiés, se dit offusqué par de telles déclarations. Selon lui, le HCR n’a aucune connaissance de telles pratiques, car la gestion des centres de détention des migrants est sous le monopole des autorités libyennes. Cependant, les garde-côtes libyens ont été formés par des pays de l’Union européenne pour intercepter les réfugiés qui tentent la traversée de la méditerranée. Technique qui aurait porté ses fruits au vu de la diminution du nombre de migrants depuis un certain temps.

Toutefois, il y a des informations contenues dans le rapport selon lesquelles cette politique ne serait pas totalement efficace. « Il n’existe pas de système d’enregistrement des migrants. Et il y a entre 17 et 35 centres de détentions officiels et non-officiels », révèle le rapport. Cette approximation laisse libre cours à toute sorte d’excès maffieux : la traite d’êtres humains, la disparition de migrants, la réduction à l’esclavage de certaines personnes, etc. Des accusations très graves selon le Haut commissariat des réfugiés.

Selon le HCR, le bombardement d’un centre de détention explique la surpopulation des autres car il fallait accueillir les anciens détenus. L’agence onusienne tente de faire respirer les centres en essayant de réintroduire des migrants dans le milieu urbain, mais peine à le faire, car seulement 1 % des réfugiés ayant besoin d’être réinstallés le sont vraiment. Le HCR lance donc un appel aux États afin qu’ils fournissent plus de places de réinstallation, ce qui permettra d’évacuer les centres de détention.

Harris DJIRO

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