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Grèce : des gardes-côtes tirent en pleine mer sur des migrants africains

Au cours du week-end dernier, plusieurs milliers de migrants, pour certains africains, en provenance de la Turquie, ont été refoulés par les gardes-côtes grecs, à la frontière de l’Europe. Au milieu des tirs de sommation dirigés vers les embarcations, un bateau a chaviré, laissant un enfant se noyer.

Depuis l’ouverture par la Turquie de sa frontière avec l’Europe , ce sont des milliers de migrants en situation irrégulière, qui se précipitent vers le continent occidental, notamment vers la Bulgarie et la Grèce. Mais, c’est sans compter sur les mesures grecques qui peuvent s’avérer plus que dissuasives. Et les voyageurs de ce weekend en ont fait la malheureuse expérience.

« Les garde-côtes grecs ont effectué des manœuvres visant à couler le bateau en route pour la Grèce transportant des migrants en situation irrégulière. (…) Ils ont ensuite ouvert le feu. Plus tard, les migrants dans le bateau ont été touchés par des gaffes (perches, NDLR) utilisées pour les manœuvres », ont témoigné les gardes-côtes turcs dans un communiqué.

Accusés par le groupe de sauvetage en mer Alarm Phone de jouer à «un jeu dangereux avec la vie des gens», les gardes côtes turcs et grecs auraient laisser plusieurs embarcations à la dérive, pendant qu’un groupe d’hommes armés tentaient de détruire le moteur d’un bateau qu’ils avaient pris en embuscade. Alors que les gardes-côtes grecs accusent la Turquie d’escorter les migrants jusqu’aux eaux territoriales grecques.

Une discorde qui a inévitablement conduit à un drame. Et c’est un enfant qui a été le premier à en faire les frais, lorsqu’un bateau transportant 48 personnes a chaviré, a rapporté la partie grecque. De leur côté, des sources de sécurité turques ont confié à « Reuters » qu’un réfugié syrien avait été tué à la frontière terrestre avec la Grèce, où les forces frontalières grecques ont utilisé des gaz lacrymogènes pour repousser les réfugiés qui tentaient d’entrer. Ce que les autorités grecques n’ont pas tardé de réfuter, qualifiant cette information de «fake news».

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