GEORGES WEAH FACE AUX CAISSES VIDES

Le 22 janvier 2018, devant des milliers de libériens et des invités de marque parmi lesquels on peut citer le président Ghanéen Nana Akufo-Ado, le président Gabonais Ali Bongo et des grands noms du football mondial, George Weah a prêté serment au stade Samuel Kanyon Doe et a ainsi succédé à la première femme présidente en Afrique, Ellen Johnson Sirleaf.

Pour la première fois de son histoire, le Libéria venait de connaitre une passation de service entre deux chefs d’état venus aux pouvoir par la voie des urnes. En effet depuis son indépendance en 1847, le Libéria n’a jamais connus une réelle stabilité politique jusqu’à l’arrivée au pouvoir le 16 janvier 2006 de Ellen Johnson Sirleaf qui a passé deux mandats à la tête de ce pays ayant perdu des centaines de milliers de ses fils pendant des guerres civiles.

Bientôt deux mois que le ballon d’or se retrouve confronté aux réalités du pouvoir : Les caisses de l’état sont vides ! Dans certains bureaux tout a été volé! Il a alors demandé un audit des comptes publics. Mais pour l’instant il faut garantir le salaire des fonctionnaires et autres dépenses vitales de l’état.

Le Libéria est à la recherche de 61 millions d’euros pour les trois prochains mois et depuis son arrivé au pouvoir, Georges Weah ne fait que taper à toutes les portes pour parvenir à remplir sa mission et plaide également pour un fort partenariat entre la France et son pays.
Malgré cela on est bien loin du compte même si l’arrivé de Georges Weah au pouvoir a permis de mettre le Libéria qui n’est pas une ancienne colonie française sur la liste des bénéficiaires prioritaires de l’AFD, l’agence française de développement n’a pu mettre à la disposition du pays que 10 millions d’euros, ce qui représentent moins de 20% du besoin actuel.

Georges Weah veut aller bien et vite et dès son arrivée au pouvoir il a baissé les impôts et le prix des biens de premières nécessités. Il a également exprimé son désir de changer la constitution pour permettre la double nationalité. En effet, la constitution libérienne ne reconnait qu’une seule nationalité alors que plusieurs citoyens ayant fuir le pays durant la guerre ont la volonté de revenir investir chez eux mais cela leur est difficile car entre temps ils sont devenus détenteurs d’un autre passeport, d’une autre nationalité.

Dah Minwicodji

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