• Accueil
  • >
  • SOCIÉTÉ
  • >
  • UNE « GAY PRIDE » EN NAMIBIE : L’HOMOSEXUALITÉ LÉGALISÉE ?

UNE « GAY PRIDE » EN NAMIBIE : L’HOMOSEXUALITÉ LÉGALISÉE ?

Une « Gay Pride », est une cérémonie inhabituelle en Afrique. Assister à une manifestation d’homosexuels en Afrique, est tout ce qui sort de l’ordinaire. Et pourtant, c’est le spectacle insolite auquel les habitants de Windhoek, en Namibie, ont assistée.

Pacifique, riche en couleurs et en musique, sécurisée par la police namibienne, telle s’est déroulé la Gay Pride de Windhoek. Une scène inhabituelle sur le continent, mais pas tant que ça en Namibie.

En effet, de telles manifestations ont déjà eu lieu dans le pays, mais c’était la première dans la capitale Windhoek, et le moins que l’on puisse dire c’est que la marche s’est déroulée dans le calme, malgré quelques regards et commentaires désobligeants à l’égard des homosexuels.

Une marche sous fond de contestation

Une première Gay Pride à Windhoek en Namibie

Ils ont battu le bitume de la capitale en brandissant le drapeau « gay », en revendiquant leurs droits et en dénonçant les injustices auxquels ils sont victimes. Bien que l’Homosexualité soit légalement proscrite, il n’en demeure pas moins qu’elle est présente dans ce pays d’Afrique australe, comme dans la plupart des pays du monde d’ailleurs. A l’instar des pays comme la France, les Etats-Unis ou encore le Canada, où l’Homosexualité est légale, en Afrique en général et en Namibie en particulier ce n’est pas le cas. La loi namibienne n’autorise pas l’union entre deux personnes de même sexe. Mais au regard de ce genre de manifestations qui se déroulent sans accroc, s’achemine-t-on vers une légalisation de l’homosexualité dans ce pays ? La Namibie, serait-elle le premier Etat a officiellement reconnaître les droits des « gays », c’est-à-dire, partant de l’acte sexuel à l’union devant les autorités civiles ?

L’Homosexualité « Hors-la-Loi » en Afrique

Décidemment, Homosexualité ne semble pas rimer avec Afrique. Nous ne nions pas là l’existence de cette pratique sur nos terres, mais il ne semble pas envisageable de la légaliser pour autant. Ne pensez pas voir une Gay Pride au Zimbabwe ou encore au Cameroun, pays dans lesquels, l’homosexualité frise l’homophobie.
Cependant, on a du mal à comprendre comment des êtres normalement constitués peuvent avoir de l’attirance pour un individu de même sexe. Encore, on se demanderait, comment des hommes « humainement » constitués peuvent avoir une attirance pour d’autres hommes alors que dans le monde, dit-on, il y aurait plus de femmes (et de très belles) que d’hommes. La même incompréhension a lieu d’être dans le cas inverse, avec les femmes.
Qu’à cela ne tienne, l’on constate avec stupéfaction ou tristesse, c’est selon, que dans le monde, beaucoup de faits contre-nature deviennent la mode. Récemment encore, un couple homosexuel masculin, de musulmans, scellait leur union devant un maire au Canada, quand bien même la religion l’interdit foncièrement. Plus insolite encore, un homme (transgenre) a pu, après avoir ingurgité des substances chimiques qu’ils appellent des hormones, donner naissance à un bébé. On aura tout vu !

La question ne se pose pas en Afrique, nous ne sommes pas encore prêts à franchir le cap, et c’est tant mieux comme ça. La légalisation de l’Homosexualité en Afrique, ce n’est pas pour demain. Espérons juste que la Namibie ne soit pas mauvais élève. Notons au passage que la Namibie, bien qu’interdisant l’homosexualité, figure parmi les quatre pays africains les plus tolérants en matière d’Homosexualité à 55% selon un sondage réalisé en 2015 par AfroBaromètre (les trois autres pays sont le Cap-Vert 74%, Afrique du Sud 69% et le Mozambique avec 56%, selon AfroBaromètre, NDLR).

NegroNews

Commentaires

commentaires

Précédent «
Suivant »

Etudiant Journaliste, Blogueur, 25ans. Passionné de lecture et de sport (Football, Judo, Boxe). Gabonais, j'ai une Licence en Lettres Modernes Option Littérature, civilisation et culture française et francophone.

  • facebook
  • twitter
  • youtube
  • instagram

Suivez-nous sur Facebook