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LE GABON, 1ER PAYS AFRICAIN À RECONNAîTRE LE « DROIT AU RETOUR » AUX AFRO-DESCENDANTS

À quoi joue Ali Bongo ? Le président gabonais qui s’est soudainement découvert une fibre panafricaine au lendemain de l’échéance électorale d’août 2016, s’apprête à nationaliser les afro-descendants. Le président par la voie de son porte-parole te ministre de la Culture qui s’était illustré de fort belle manière à l’issu mercredi dernier, du premier « forum africain consacré à la traite négrière », se range véritablement dans une logique. Le « forum africain consacré à la traite négrière » est un colloque s’inscrit dans le cadre de la décennie internationale des personnes d’ascendance africaine décrétée par une résolution de l’ONU de 2014. Depuis le vote de cette résolution, le Gabon est donc le premier pays d’Afrique noire à organiser une telle rencontre qui met face à face des Africains et des descendants d’esclaves à la recherche de leurs origines.

Après des déclarations hautes en couleur (symbole de l’autodétermination et d’une juste réhabilitation), comme celle d’Alain Claude Billie Bi-Nze, ministre gabonais de la Culture et porte-parole du gouvernement qui arguait : « Les noirs qui ont subi l’esclavage n’ont jamais été indemnisés. Le continent africain qui a été spolié n’a jamais été indemnisé. Le ministre en charge de la Culture que je suis portera au Gabon cette initiative, pour que l’esclavage et la colonisation soit reconnue comme crime contre l’humanité. » Des propos du ministre, « comme un tap sur replay » on retient les mots suivants : esclavage, non-indemnisation et spoliation. En tout âme et conscience, le Gabon, État pétrolier d’Afrique centrale doté d’une population de moins de deux millions d’habitants. Inféodé à l’ancienne puissance colonisatrice, privé d’une quelconque souveraineté monétaire, (dont M. Ali Bongo s’en réjouit), dotée d’une base militaire française. Peut-on en 2017, au 21e siècle considérer le Gabon comme un État souverain ?
Si le panafricanisme-réactionnaire est la nouvelle vague, Ali Bongo à la bonne planche à surf.

En effet, le chef de l’État gabonais Ali Bongo Ondimba a reçu une délégation des participants à la semaine de la décennie des afro-descendants avec laquelle, il a discuté des questions de leur accès à la nationalité. Le numéro 1 Gabonais, à l’issue de cette rencontre a donc fait savoir qu’il mettrait en œuvre la facilitation de l’accès à la nationalité gabonaise aux afro-descendants du monde entier qui en feraient la demande. C’est aussi ce que relate en substance le rapport du Conseil des ministres du 19 mai 2017 dernier : « Aussi, dans la perspective de la révision prochaine du Code de la Nationalité gabonaise, le Chef de l’État a pris l’engagement de faire introduire dans le nouveau Code une disposition spécifique permettant de faciliter l’accès à la nationalité gabonaise aux afro-descendants qui en exprimeraient le besoin. » Si ce cap est franchi, toujours dans sillage du panafricanisme, le Gabon deviendrait ainsi le premier pays africain à reconnaître un droit au retour en faveur des descendants africains, déportés lors des traites négrières.
NegoNews

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