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FRANÇOIS LECOINTRE AURAIT DÉFENDU LES AUTEURS DU GÉNOCIDE AU RWANDA

Jacques Morel a lancé une petite bombe ce vendredi 21 juillet dans le journal « l’Humanité ». Le spécialiste de la politique menée en Afrique a accusé le remplaçant de Pierre de Villiers, c’est-à-dire le nouveau chef d’état-major, François Lecointre, d’avoir défendu les auteurs du génocide rwandais. Selon Jacques Morel, à l’occasion de l’opération Turquoise, l’homme aurait collaboré avec génocidaires rwandais.

Le génocide du Rwanda, Jacques Morel le connaît très bien, il en a d’ailleurs fait un livre pointant clairement les responsabilités françaises, intitulé « la France au cœur du génocide des Tutsi ». Ce n’est donc pas une attaque vaine ou légère à l’encontre du nouvel homme fort de l’armée française. « François Lecointre était affecté au groupement Nord Turquoise, où il était responsable du secteur de la commune de Gisovu. Responsable des troupes, il collaborait avec le directeur de l’usine à thé, Alfred Musema, un des organisateurs du génocide dans la région de Bisesero. », affirme t-il à cet effet, rajoutant, « Nous en avons des preuves ».

Ces preuves émanent du procès Alfred Musema‎ devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (Tpir). Durant ce procès, Alfred Musema, condamné à perpétuité a relevé des éléments plus que troublant. D’abord ‎une pièce à conviction déposée par sa défense est clairement de nature à mettre en cause Lecointre, alors capitaine. Dans cette pièce qui est une lettre du capitaine adressée à Musema datée du 18 juillet, le premier informe qu’il va changer de secteur et qu’il laisse la région à un subordonné. Ce document fait état d’une collaboration cordiale entre les deux hommes.

« Le capitaine évoque les sauvetages d’enfants tutsis cachés chez des Hutus. Il y décrit des opérations de sauvetage qui se déroulaient la nuit, sans lampe, pour ne pas être repérés par les miliciens, qui, dit-il, ‘poursuivent leurs patrouilles de nuit’. Preuve que les Français ont laissé les miliciens opérer librement dans la zone ‘humanitaire sûre’ décrétée par l’Hexagone début juillet. Cette zone humanitaire était sûre pour les miliciens, car ils pouvaient continuer à opérer sans être attaqués par le Front patriotique rwandais (FPR). De fait, le nouveau chef d’état-major défendait les auteurs du génocide rwandais. », affirme Jacques Morel.

Malheureusement pour les autorités françaises, les responsabilités ne se limitent pas à la personne du nouveau chef d’état-major. L’auteur français pointe également Grégoire de Saint-Quentin, actuel sous-chef d’état-major. Ce dernier « était l’un des premiers sur les lieux du crash de l’avion du président rwandais, Juvénal Habyarimana, lors de l’attentat du 6 avril 1994. », mais aussi Bruno Guibert, actuellement commandant de l’opération Barkhane au Mali.

Clairement, ces révélations vont davantage entacher l’image d’une France décriée pour ses élans neo-colonialistes en Afrique, mais surtout de façon ponctuelle, sa participation à l’un des génocides les plus dramatiques qu’ait connu le continent.

NegroNews ‎

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