• Accueil
  • >
  • SOCIÉTÉ
  • >
  • Les forêts de l’Afrique brûlent aussi… mais dans l’indifférence

Les forêts de l’Afrique brûlent aussi… mais dans l’indifférence

Alors que le monde entier est en émoi face aux incendies qui ravagent la forêt amazonienne, la nouvelle nous parvient que l’Afrique Subsaharienne est également en proie à des feux d’une ampleur inquiétante. Lors du G7 qui s’est tenu cette semaine à Biarritz en France, le président Emmanuel Macron déclarait qu’une aide exceptionnelle de 20 millions de dollars pourrait être débloquée pour sauver l’Amazonie. En sera-t-il de même pour l’Afrique ?

Selon la dernière note de la Nasa publiée le 14 Juin 2019, l’Afrique subsaharienne « représente environ 70 % de la superficie brûlée dans le monde ». Des pays comme l’Angola, la Tanzanie, la République démocratique du Congo et la Zambie sont touchés. Les informations publiées sur le site Bloomberg faisaient état de 6 902 départs de feu relevés en Angola en 48 heures et 3 395 en République démocratique du Congo, plaçant le Brésil en 3e position des pays les plus touchés par les incendies dans le monde.

Le silence des autorités locales et de la communauté internationale n’en est que plus assourdissant. Mais cela pourrait s’expliquer par la récurrence de ce type d’incident sur le continent, dû aux pratiques agricoles comme la culture sur brûlis, une technique qui consiste à couper du bois puis le brûler et à recueillir la couche de cendre récoltée pour fertiliser les récoltes.

Ces feux difficilement maîtrisables entraînent des incendies qui ont un impact dramatique sur l’environnement. En février dernier, l’Agence spatiale européenne estimait que les incendies représentent 25 à 35% des émissions annuelles totales de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

Des initiatives comme les Journées africaines de l’écologie et des changements climatiques (JFAC 2019) qui se sont tenues du 18 au 21 mars 2019 à Abidjan témoignent d’une volonté de se saisir du problème.

Toutefois des acteurs de la lutte pour la préservation de l’environnent comme Ndranto Razakamanarina, président de l’organisation environnementale malgache Alliance Voahary Gasy, appellent à l’adoption de mesures drastiques pour pallier aux dégradations environnementales. Lui défend la notion de crimes environnementaux, et même le concept de crime d’écocide ; « Jugeons les criminels environnementaux » disait-il dans les colonnes de Jeune Afrique Janvier 2016.

Annabella Kemayou

Commentaires

commentaires

Précédent «
Suivant »

Suivez-nous sur Facebook