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La fermeture des frontières nigérianes se prolonge et inquiète

Depuis le 20 août, la fermeture des frontières nigérianes affecte durement les commerçants béninois. Le général Salou Djibo, président de la Task Force de la CEDEAO est dépêché sur place.
Cette mesure visant apparemment à endiguer les flux de marchandises de contrebande telles que le riz et les tomates, interviennent seulement quelques mois après la signature par le Nigeria de l’accord de libre-échange historique entre pays africains et sème le doute quant aux réelles intentions du géant.

L’émissaire de la CEDEAO Salou Djibo a convoqué les hauts responsables de la douane, de la police ainsi que des représentants de camionneurs pour tirer au clair cet état de fait et surtout en mesurer les conséquences. À RFI, il a confié qu’un rapport serait fait pour « rendre compte à qui de droit ».
Aucun chiffre n’a été publié pour l’instant, mais l’importance que représentent les échanges avec les voisins nigérians ne laisse place à aucun doute quant au manque à gagner qui se profile pour le Bénin. Des camionneurs ont confié à l’émissaire de la CEDEAO à quel point la situation était « intenable ».
Certains observateurs comme le politologue Emmanuel Igah, voient cette mesure protectionniste comme un choix politique de Buhari dans le but de contenter les élites nigérianes, même si les voisins grognent et que les populations plus pauvres sont celles qui seront les plus exposées à l’inflation qu’elle va générer.
Rappelons que l’une des promesses de campagne du président nigérian lors des élections présidentielles de 2019 était de donner la priorité à la diversification de l’économie du Nigeria. Il semble que la substitution des importations voire l’indigénisation de l’économie soit la voie qu’il ait choisie pour atteindre cet objectif. N’en déplaise aux économistes comme Marshall Stocker, vice-président et chef de la recherche nationale à la société d’investissement Eaton Vance, interrogé par la CNBC qui y voit une « expérience économique ratée » qui « ne fonctionnera pas bien ».

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