L’évolution économique en RCA est incroyable

La République centrafricaine (RCA) est un pays enclavé d’une superficie de 623 000 km2. Elle possède des frontières communes, à l’ouest avec le Cameroun, au sud avec la République démocratique du Congo (RDC) et la République du Congo, à l’est avec le Soudan, et au nord avec le Tchad. La population, à majorité rurale, est estimée à 4,5 millions d’habitants en 2011. Elle compte parmi les pays d’Afrique centrale en voie de développement.

Une Centrafrique riche en ressource minière

L’agriculture représente 50 % du PIB.  Le sous-sol centrafricain est très riche. Le pays compte des gisements d’aluminium, de cuivre, d’or, de diamant, d’uranium et des puits de pétrole. En outre, La production de diamants alluvionnaires de très bonne qualité (diamants de joaillerie) s’établit à environ 500 000 carats bruts par an.

Un pays fragilisé

À peine sortie de la colonisation en 1960 que le pays subit un coup d’état en 1966 par Jean Bedel BOKASSA, ami de la France et du président Giscard D’Esteing, la suite s’enchaîne de multiples rebellions entrainant la guerre civile déstabilisant le pays. Les Etats-Unis s’alarmant d’une situation de pré-génocide, l’ONU est chargée d’intervenir en donnant mandat « aux forces françaises » le 19 novembre 2013 pour intervenir afin de « restaurer la sécurité ».

Ces confrontations à répétition n’ont fait que fragiliser l’économie de la République Centrafricaine. Elle arrive cette année en cinquième position du classement des pays produisant le moins de richesse par habitants au monde. Le pays d’Afrique centrale enregistre en 2018 un PIB de 223 milliards de dollars pour une population de plus de 5 millions d’habitants soit 440 dollars par tête.

Selon la banque mondiale, 66,3% de la population vivant en-dessous du seuil de la pauvreté en 2018.

Une économie en pleine stabilisation

Après s’être effondrée à cause d’une crise politique et sécuritaire prolongée, l’économie de la République centrafricaine (RCA) a quelque peu repris en 2014 et cette reprise a été consolidée en 2015 (4,8%), principalement grâce à l’aide humanitaire internationale. La croissance reste modeste depuis 2015, à cause du contexte sécuritaire instable, qui est en train de se dégrader, ainsi que de la hausse des cours du pétrole. En 2017, le taux de croissance, après avoir été initialement revu à la baisse, avec en toile de fond ce contexte sécuritaire incertain a atteint 4,7%, d’après les dernières estimations du FMI l’activité économique ayant été portée par les secteurs de l’exploitation forestière et de la construction. De moyenne, la croissance devrait osciller autour de 5% en 2018 et à moyen terme selon le FMI.

En vue des objectifs économiques à atteindre, le budget 2018 comprend plusieurs mesures de politique fiscale visant à générer 0,4% de PIB supplémentaire (telles que l’application des tarifs extérieurs communs de la CEMAC sur les importations, et l’abrogation des dérogations, l’augmentation des taxes à l’exportation pour le bois, les diamants et l’or ; l’augmentation des droits d’accise sur les boissons alcoolisées, les cigarettes et les autres boissons ; et l’introduction d’une taxe sur les véhicules motorisés).

Ce nouveau budget vise également un ratio revenu intérieur/PIB de 9,6%, des dépenses primaires courantes de 9,7% et des dépenses d’investissement financées à hauteur de 1,3% par le revenu national, avec un déficit intérieur primaire de 1,4% du PIB.

 

Avérroèse Sonia Kalet

 

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