DES ÉCRITS RACISTES DE GANDHI CRÉENT LA POLÉMIQUE

L’icône mondiale, Mohandas Karamchand Gandhi le forgeur de la doctrine originale fondée sur la non-violence, la maîtrise de soi et le respect de la vérité la « satyagraha», il préconise en vertu de cette doctrine la désobéissance passive et collective pour lutter contre les discriminations et remporte de spectaculaires succès dans le monde, défraie la chronique ces derniers temps. En lieu et place de ses valeurs pacifistes, qui ont bercés les luttes des leaders noirs qui se sont fortement inspirés de lui, Gandhi est aujourd’hui trahie par ses écrits racistes, pour son mépris et son intolérance dont il fut preuve durant les 21 ans qu’il passa en Afrique du Sud. Il nommait les Bantous , cafres, terme (il connaissait le mépris qu’il contenait) arabe raciste utilisé pour désigner les populations autochtones d’Afrique du Sud.

Voici quelques, extraits des citations tirées du journal Indian Opinion qu’il avait lancé pour défendre les droits de la minorité indienne dans la colonie du Cap où il était avocat :

le 21 mars 1903, dans Indian Opinion : « Dès que les Indiens ont entendu parler de la loi, ils ont contacté le gouverneur, qui dit qu’ils étaient trop en retard. Que vont-ils faire maintenant ? Ils ont abordé un autre sujet lié aux amis à Londres. Le texte d’application à son origine dans la prétendue ou réelle, impudente et dans certains cas, le comportement indécent des Cafres. Mais, quelles que soient les charges qui sont contre les Indiens britanniques, personne n’a jamais murmuré que les Indiens se comportent autrement que comme des hommes décents. Mais comme c’est la coutume dans cette partie du monde, ils ont été rabaissés au niveau des Cafres sans la moindre justification. »

Un peu plus loin dans le même courrier du 15 février 1904, il poursuit : «Bien entendu, de mon point de vue, le Conseil municipal doit débarrasser ce quartier de ces Cafres. Quant à la mixité entre Cafres et Hindous, je dois confesser que j’y suis absolument opposé. Je pense que c’est très injuste pour la population indienne.»

Les propos cités par les écrivains Ashwin Desai et Goolam Vahed remontent à 1904 lorsque Gandhi vivait en Afrique du Sud. Pour Rajmohan Gandhi, petit-fils du Mahatma, « le jeune Gandhi était sans doute parfois ignorant avec certains préjugés sur les Noirs en Afrique du Sud », comme il l’a précisé dans The Indian Express. Il y rappelle que Nelson Mandela avait pardonné à Gandhi « ces préjugés dans le contexte de l’époque et des circonstances ».

De fait, on assiste aujourd’hui à une grande colère dans plusieurs pays en Afrique. Des universitaires exigent qu’on déboulonne les statues du Mahatma Gandhi. Une statue du Mahatma Gandhi a été retirée du campus de l’université de Legon, à Accra.

Outre la polémique sur des propos racistes de Gandhi, les professeurs de l’université de Legon, au Ghana, réclament que les héros africains soient mis à l’honneur dans les lieux publics plutôt que des personnalités historiques étrangères. « Si nous montrons que nous n’avons aucun respect pour nous-mêmes, que nous méprisons nos propres héros et que nous louons ceux qui n’avaient aucun respect pour nous, alors il y a un problème », a notamment déclaré à l’AFP Obadele Kambon, directeur des langues, littérature et théâtre à l’Institut d’études africaines.

Ce n’est pas la première fois qu’un monument dédié à Gandhi fait réagir sur le continent. Des militants malawis s’opposent à l’installation d’une statue dans la capitale Blantyre. En 2015, une œuvre en l’honneur du Mahatma avait été vandalisée en Afrique du Sud.

KHOUDIA GAYE

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