DOSSEH : SA MUSIQUE, SON ENGAGEMENT… IL DIT TOUT !

D’origine togolaise et camerounaise, Dosseh commence bien tard (comparé à d’autres)


 dans l’univers de la musique. Pourtant, cela ne va pas le décourager. Il va donc se lancer avec un premier album « Yuri », qui sera la surprise de sa carrière et la motivation pour le pousser à continuer ce qu’il fait. En effet, à 32 ans, Dosseh a sorti son premier album, en novembre dernier. Un album où l’on découvre un artiste très engagé, qui n’ a pas peur d’évoquer les thèmes sensibles du quotidien.

Son titre « 25 décembre », rappelle la manipulation dont sont victimes les citoyens du monde, une manipulation orchestrée par les médias en premier chef. Si dans ce titre, l’artiste se dit prêt à « porter une kippa si des Feujs souffrent », il ne manque pas de demander « qui porte un boubou quand un Négro meurt ? » ? Il reviendra sur la racialisation de la souffrance, que l’on a pu voir, depuis les attentats du 13 novembre 2015, à Paris. Pour moi, peu importe ta couleur, ta religion, tes croyances… Tu peux être touché par les malheurs que subit une autre communauté que la tienne. Mais, en même temps, je dénonce clairement le manque d’intérêt pour la population africaine ».
Son titre « Le Temps béni des colonies », est son clin d’œil à l’Afrique et à ses origines, qu’il n’oublie pas, malgré le fait que l’artiste soit français. Il y revient notamment le grand problème de population noire expatriée, que l’on pointe souvent du doigt : le complexe des hommes Noirs à avoir une compagne de la même race, sous prétexte « qu’elles ressemblent à leurs sœurs » pour certains et pour d’autres parce qu’ils les trouvent « dégueulasses ». Des arguments que l’artiste jugera sans langue de bois de « grosse connerie », ajoutant que ces hommes là souffrent d’ « un complexe d’infériorité et ils pensent le guérir en s’entourant de femmes d’une autre couleur de peau que la leur », dira – t – il avec indignation.
Autant de sujets abordés dans ses textes qui l’ont porté vers la récompense qui motivera sa carrière, car Dosseh vient d’être certifié disque d’or par le Syndicat national de l’édition phonographique. « Je suis super heureux. C’est le résultat d’un travail acharné, et ce n’est certainement pas un accomplissement. Je vois ça plutôt comme le début de plein de belles choses ». Plein de belles choses, qui viendront à point nommé, grâce à sa détermination et son engagement, et non grâce au système. Car l’artiste estime ne pas avoir à compter sur le système pour « mener sa vie », de fait la politique ne l’intéresse aucunement, rappellera celui qui n’a pas été inscrit sur les listes électorales. « J’ai peut-être tort, mais je n’ai pas l’impression qu’un candidat ou un autre puisse changer ma vie. Même Le Pen, je ne pense pas qu’elle puisse influer sur ma vie, témoigne-t-il avant de donner un exemple concret : moi, par exemple, je ne compte pas sur ma retraite. Je gère mon argent et mon avenir tout seul  » déclare – t – il, d’un ton assuré.
Cette même assurance qu’il espère à l’avenir, notamment pour son album prévu pour la rentrée prochaine. Quoi qu’il en soit Dosseh s’y met à fond, il révèle « écrire comme jamais », et se prépare à une entrée imminente en studio. Et pour ce nouvel album, il faut s’attendre à des featurings impressionnants, peut-être impensables. Car si l’artiste aime « voir d’autres voix sur un projet », il se dit ouvert à des featurings avec des personnes venues d’un univers totalement opposé au sien « tant que les deux y trouvent leur compte et qu’aucun n’a à se déguiser », comme révèle www.konbini.com dans l’interview que leur a accordé  le talentueux Dosseh.

NegroNews 

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