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‎[HOMMAGE] DOROTHY DANDRIDGE : 1 ÈRE ACTRICE NOIRE À S’ÊTRE IMPOSÉE À HOLLYWOOD

Dorothy Jean Dandridge, née le 9 novembre 1922 à Cleveland (Ohio) et morte le 8 septembre 1965 à West Hollywood (Californie), est une actrice américaine. C’est la première actrice noire à s’être imposée à Hollywood.

Dorothy Dandridge débarque à Los Angeles, en 1930, dans les bagages de sa mère divorcée en 1922 et de l’amie intime de celle-ci, Geneva Williams. Sous cette double et maternelle tutelle, elle va faire ses débuts musicaux. En tandem avec sa soeur Vivian, sous le nom de Wonder Children, puis au sein des Dandridge Sisters, lorsqu’une troisième chanteuse leur sera adjointe. Pour chorégraphier leurs numéros de music-hall, Ruby Dandridge s’assure les services d’un inconnu : Nat Cole, qui n’a pas encore gagné son surnom de « King ». Le trio connaît son petit succès. Dans le circuit des églises baptistes, puis dans celui des night-clubs. Occasionnellement au cinéma, où on les retrouve dans l’ombre des Marx Brothers. A l’époque, on interdisait aux artistes noirs de se mêler à la clientèle blanche, d’emprunter les mêmes ascenseurs ou de fréquenter les coffee-shops des hôtels où ils se produisaient. Même au célèbre Cotton Club de Harlem, où les Sisters partagent l’affiche avec un duo de claquettistes, les Nicholas Brothers.

Dorothy n’a que 15 ans et tombe follement amoureuse de l’un des frères, Harold, qu’elle épousera en 1942, à l’occasion d’une cérémonie honorée de la présence de l’actrice noire d »‘Autant en emporte le vent », Hattie McDaniel. Une union tôt vouée à l’échec et qui se ressentira de la naissance, en 1943, d’une petite fille handicapée mentale, Harolyn. Dorothy en imputera toujours la faute à son mari, qui avait donné la priorité à une partie de golf au lieu de conduire sa femme à la maternité dans les délais requis. Ce n’est qu’en 1950 qu’un divorce viendra sanctionner leur mésentente, lorsqu’elle apprendra l’infidélité de son mari.

Rendue à elle-même, Dorothy Dandridge retrouve le chemin de la scène et fait les beaux soirs du Mocambo Club de Los Angeles et du Café de Paris, à Londres. A Las Vegas, elle est la première artiste noire à se produire avec autant de succès dans les luxueux hôtels-casinos de la capitale du Jeu. Mais le métier de show-woman a ses limites, et il lui tarde de décrocher un grand rôle à l’écran. Aussi, lorsqu’elle apprend qu’Otto Preminger est en quête d’une Carmen pour une mise en scène contemporaine de l’opéra de Bizet, elle pose sa candidature. Ce personnage, elle le sent si bien, qu’elle vaincra les réticences de Preminger, qui la trouvait trop « dame » pour le rôle. Une insistance qui lui vaudra une nomination à l’Oscar de la meilleure actrice, mais aussi l’amorce d’une liaison de trois ans avec le réalisateur.

Sa propension à ne choisir ses compagnons qu’au sein de la race blanche lui assurera d’ailleurs la froide hostilité de la communauté noire de Hollywood. Un racisme à rebours d’autant plus cruel qu’elle eu également à souffrir du mépris des Blancs. Une scène d' »Une île au soleil », dans laquelle l’acteur John Justin doit discrètement manifester son désir amoureux pour le personnage qu’elle incarne, fera ainsi l’objet de négociations serrées avec le comité de censure, qui refusera catégoriquement le moindre baiser. Malgré Ie refroidissement de leurs relations, c’est encore Otto Preminger qui assurera la direction de « Porgy and Bess », étincelante comédie musicale inspirée de George Gershwin. Elle sera le chant du cygne de Dorothy Dandridge et son passeport pout la postérité.

En 1959, elle commet l’erreur d’épouser Jack Denison, un riche restaurateur qui la battra et la ruinera avant de l’abandonner, trois ans plus tard. Une épreuve qui ne fera qu’aggraver la dépendance de l’actrice à l’égard de l’alcool et des antidépresseurs, et son instabilité caractérielle. En 1956, déjà, elle avait refusé le rôle de Tiptim, dans « Le roi et moi » parce qu’elle ne prétendait pas jouer une esclave, et les projets avortés d’une « Cléopâtre » et noire et d’un « Lady sings the blues », sous la direction d’Orson Welles, ne fera qu’exaspérer son amertume. Le coup final lui sera assené par l’hypothèque sur sa maison, et l’humiliation suprême, par l’obligation d’abandonner sa fille handicapée à une institution publique, faute de pouvoir continuer à assurer le financement de soins privés. Le 8 septembre 1965, elle succombera à une dose fatale de barbituriques. Elle avait 42 ans.

Source : Cinememorial.com

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