DIASPORA : LES RISQUES DU TRAVAIL ILLÉGAL

DIASPORA : LES RISQUES DU TRAVAIL ILLÉGAL

Pour un salaire dérisoire, les employeurs convaincus de l’illégalité de l’africains le fait subir toutes les humiliations possibles. Ils sont confrontés à l’exploitation, aux menaces, aux accidents de travail, au manque d’hygiène, des risques qu’ils vivent au quotidien en France, Espagne, Italie, Angleterre, Etats-Unis etc. Partout où ils sont, les africains considérés comme ‘’illégales’’.

En France, un demandeur d’asile ne peut travailler qu’après un délai de neuf mois mais l’obtention d’une autorisation de travail délivrée par la préfecture est très rare. Le travail illégal est donc légion, tout comme les abus par des patrons des plus indélicats. « Une fois en France, pour travailler et signer un contrat, les migrants sont obligés d’emprunter des papiers à un ami, un frère ou un cousin qui est en règle. » explique Alioune Traoré, le Sénégalais sans papiers depuis des années. en 2017, “J’ai commencé à travailler dans une épicerie africaine. Le salaire était de 1000 euros par mois pour 60 heures par semaine, c’est beaucoup mais je n’avais pas le choix. Je gérais tout : la caisse, les clients, le nettoyage…” Pourtant, son patron retient 200 à 300€ à chaque paie sans aucune justification. Au bout de trois mois, Alioune craque et demande à quitter son emploi. “J’ai voulu réclamer mon argent, le patron me devait 1100€ mais il a répondu : « Que vas-tu faire? T’es sans-papier tu ne peux pas aller à la police ». ‘’C’est ça la réalité de la vie des sans-papiers en France”, déplore Alioune.

En Espagne comme en Italie dans les plantations de tomates, ils sont traités comme des machines. à Barranquete dans un campement de fortune entre deux voies rapides, dans des « maisons » délabrées, où des centaines de détritus jonchent le sol. Les chiens et chats errants slaloment entre les canettes de soda, les paquets de cigarettes, les boites de conserves, les bidons d’eau vide, les bennes à ordures qui débordent, les morceaux de ferrailles. La majorité des résidents arrivés illégalement en Espagne par la mer via des embarcations de fortune. Dans le camp, les habitations sont faites de morceaux de tôles, briques, chaux, bâches…À l’intérieur, le confort est rudimentaire : une cuisine de fortune, un petit lit pour deux et une minuscule pièce qui fait office de salle de bain. Ils trafiquent les câbles électriques pour avoir l’électricité, un puits situé non loin du campement leur procure l’eau.

Tous disent avoir fui la misère dans l’espoir d’une vie meilleure en Espagne. Pourtant, leur quotidien reste précaire. Kassimi est dans la région depuis deux ans mais n’a toujours pas de papiers espagnols. Par contre Jawad, 37 ans, possèdent des papiers en règle mais ne trouvent pas de logement, dû à l’absence de travail déclaré : « Je voulais faire venir mes deux enfants et ma femme restés au pays mais je n’ai pas de contrat de travail pour prétendre au regroupement familial », dit-il timidement.

En Italie, dans les régions de culture de tomate où il faisait de la cueillette, un jeune sénégalais raconte les difficultés auxquelles il est confronté : « J’ai vécu des choses très difficiles », se plaint-il, « Il fallait remplir des caisses presque aussi hautes que moi contre 5€ par caisse. J’ai vu certains Burkinabés ou des Polonais se droguer pour tenir plus longtemps et remplir plus de caisses. Ils arrivaient à gagner 50€ par jour. Peut-être 60€. ». il peine à tenir le choc physiquement Autour de lui, la situation des autres travailleurs n’est que souffrance, accidents, hernies, hémorragies. Le travail illégal pose aussi un véritable problème sanitaire et social pour les migrants.

En cas d’accident du travail et ils sont fréquents étant donné qu’ils font surtout des travaux pénibles- les sans-papiers se retrouvent dans des situations souvent dramatiques.

DUNAMIS ADJIGO

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