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DIAMOND LEAGUE : SEMENYA PERD CONTRE L’IAAF, MAIS GAGNE LE 800M À DOHA

L’athlète sud-africaine Caster Semenya, a remporté vendredi la course du 800 mètres dame du meeting de la Diamond League de Doha, au Qatar, en s’imposant avec un chrono de 1min 54s 98. Une victoire qui intervient deux jours après le rejet par le Tribunal arbitral du sport (TAS) de son recours contre les règles de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) l’obligeant à diminuer son taux de testostérone.

Une victoire au goût d’une revanche

Son impressionnante performance du 3 mai dernier lors de la première épreuve de la Diamond League a valu à Semenya une 30e victoire consécutive sur 800 m.

La double championne olympique n’a montré aucune émotion lorsqu’elle a franchi la ligne d’arrivée dans le temps le plus rapide de l’année et un record de rencontre d’une minute 54,98 secondes, après avoir dominé la course depuis le début. La Burundaise Francine Niyonsaba a terminé deuxième et la troisième, Ajee Wilson, des États-Unis. Quant à la Britannique Lynsey Sharp, elle a terminé neuvième.

Interrogée sur la décision du Tribunal arbitral du sport la déboutant de son recours contre les nouveaux règlements de l’IAAF concernant les athlètes hyperandrogènes, la championne olympique et du monde de la distance a répondu avec philosophie : « Cette décision ne m’empêche pas de vivre, dit-elle. La vie est trop courte pour que je perde mon temps avec ce genre d’histoire. Je vais continuer à m’entraîner et à courir. Si quelque chose se met en travers de ma route, je passerai dessus ».

Spécialiste du 800 mètres, double championne olympique et triple championne du monde en titre sur cette distance, la Sud-Africaine (28 ans) n’avait pas envie de s’étaler avec de longs bavardages : « Je peux faire beaucoup de courses, ma palette est large, mais ma course, c’est le 800 m, et j’en ferai jusqu’à la fin. Personne ne m’empêchera de faire ce que je veux. Tournez-vous vers mes conseillers pour parler de moi, aujourd’hui, je ne parlerai que de course ».

« Je serai toujours là »                           

La course de Doha était la dernière course de Semenya avant l’entrée en vigueur du nouveau règlement de l’IAAF le 8 mai. Elle a ajouté : « Comment vais-je prendre ma retraite à 28 ans ? Je me sens toujours jeune, énergique. J’ai encore 10 ans ou plus à passer en athlétisme ».

« Peu importe comment je vais le faire, ce qui compte, c’est que je serai toujours là. Je ne vais nulle part. Je vais continuer à faire ce que je fais le mieux – la course à pied ».

En vertu des nouvelles règles de l’IAAF, Semenya – et d’autres athlètes ayant des différences de développement sexuel (DSD) – doivent soit prendre des médicaments pour pouvoir participer à des épreuves sur piste de 400 m ou un kilomètre, soit changer de distance.

Jeudi, Semenya a publié un tweet énigmatique suggérant qu’elle pouvait abandonner l’athlétisme, y compris une citation mentionnant le moment où il fallait s’éloigner. Interrogée par les journalistes sur le point de savoir si elle prendrait des médicaments lui permettant de courir dans le 800m, elle a répondu : « Non, non ».

« La seule chose que vous savez, c’est que vous courrez »

Et elle a insisté sur le fait qu’elle courrait de nouveau à Doha aux championnats du monde en septembre – bien qu’elle ne sache pas si ce serait dans les courses du 800 m ou du 5 000 m. « Avec une telle situation, vous ne pouvez jamais prédire l’avenir, mais la seule chose que vous savez, c’est que vous courrez », a-t-elle déclaré.

« Le tribunal a déterminé que le règlement de la Fédération était discriminatoire, mais que, sur la base des preuves soumises par les parties au cours de la procédure, une telle discrimination constituait un moyen nécessaire, raisonnable et proportionné […] de préserver l’intégrité de l’athlétisme féminin dans le cadre de certaines disciplines, a ainsi justifié le TAS par la voie d’un communiqué. Cette sentence a été rendue à la majorité. Toutefois, les trois arbitres ont tous exprimé les mêmes préoccupations concernant l’application de ce nouveau règlement ».

Semenya peut faire appel de la décision Cas devant les tribunaux suisses dans les 30 jours suivant la décision.

NN

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