DENIS MUKWEGE, L’ONU RÉVISE SA SÉCURITÉ !

Son visage est désormais connu en Afrique et parmi les instances internationales. Le Dr Denis Mukwege, affectueusement surnommé « l’homme qui répare les femmes » victimes de viols de guerre. Récompensé par de nombreux prix prestigieux, dont le prix 2013 de la Fondation Chirac et en septembre dernier par celui qu’on appelle « le Nobel alternatif », le Right Livehood, décerné dans l’enceinte du Parlement suédois tandis que de nombreuses voix s’élevaient pour que lui revienne le vrai Nobel de la paix, le Dr Mukwege a depuis 1999, contribué à « réparer » plus de 40 000 femmes victimes de viol.

Le Docteur n’a pas peur d’utiliser chaque tribune qui lui est offerte pour appeler à la prise de conscience générale et dénoncer l’indifférence de la communauté internationale pour faire cesser les atrocités du Kivu. Un courage qui a à plusieurs reprises mis sa vie en danger. En effet, en automne 2012, il échappera de peu à une tentative de d’assassinat, depuis le Docteur vit au sein de l’hôpital qu’il dirige avec les siens. Mais pourtant les menaces n’ont pas cessé. À cet effet, une protection de l’ONU lui avait été accordée, avant que l’ONU n’estime que « le niveau des menaces à l’encontre du médecin ne justifiait plus sa protection permanente par des casques bleus », rapporte RFI. Une décision très vite contestée par le gynécologue en premier, mais également par l’ambassadeur français qui a lancé un appel public au Conseil de sécurité lors d’un débat sur les violences sexuelles.

« L’appui aux autorités nationales doit s’accompagner d’un soutien accru à ceux qui, au sein de la société civile, œuvrent pour lutter contre les violences sexuelles et accompagner les victimes. Nous restons très attentifs à ce que la Monusco continue à assurer effectivement la sécurité du docteur Denis Mukwege ». Un appel auquel l’ONU n’a pas manqué de répondre par la voix de son porte-parole, Stéphane Dujarric, empreint d’embarras, « nous sommes bien au courant de la situation. La Monusco a un mandat de protection des civils. Elle exerce ce mandat le mieux possible dans la limite de ses moyens « . Désormais, une évaluation sécuritaire est en cours par la Monusco. Son résultat déterminera si l’ONU maintient sa présence de personnels en uniforme autour du docteur Mukwege.

À croire que les instances internationales n’approuvent pas que les Africains prennent des initiatives par eux-mêmes.

NegroNews

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