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DÉMENTI AU SUJET DU PAIEMENT D’UN IMPÔT COLONIAL À LA FRANCE

Au moment où le FCFA, est décrié avec la dernière énergie tout aussi par les acteurs de la société civile en Afrique, des simples citoyens des pays où cette monnaie est utilisée, des dirigeants africains eux-mêmes. On se souvient, qu’il y a quelques mois le Président Macron s’adressant aux chefs d’Etats africains, leur avait recommandé de quitter la zone franc si tel était leur désir, si non de se taire une fois pour toutes.

Partout les débats sont animés et envenimés sur ce sujet, de l’émotion à la raison passant par les passions, dans les débats des chaines de télévisons, des maquis, des parlements improvisés dans les quartiers, chacun y va de ses arguments, de ses vues de l’esprit.
Pour l’économiste togolais Kako Nubukpo, la parité fixe avec l’euro est une entrave au développement des quatorze pays africains de la zone franc. Il appelle au débat.

Vendredi 30 septembre à Bercy, le ministre de l’économie et des finances, Michel Sapin, réunira ses homologues des quatorze pays de la zone franc pour « échanger sur les grands enjeux économiques et monétaires d’intérêt commun » avant les assemblées d’automne du FMI et de la Banque mondiale organisées la semaine prochaine à Washington. Croissance, investissement, développement… parmi les thèmes listés par Bercy figure sans surprise un grand absent : le franc CFA lui-même, dont la parité fixe avec le franc puis avec l’euro depuis soixante-dix ans demeure un non-sujet. Pis, un tabou dans les débats sur la situation économique des pays de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale qui partagent cet héritage de la colonisation.

Au-delà de cette épineuse question de la parité et de l’entrave que constitue le FCFA, une nouvelle polémique vient de faire surface sur le paiement du paiement d’impôt à la France par les pays de la zone franc.

Une vidéo publiée le 1er novembre, relayée sur Facebook et attribuée à la chaîne de télévision Vox Africa rapporte l’existence d’un « impôt colonial » français en Afrique :
« Vous ne le saviez peut-être pas, mais aujourd’hui encore, beaucoup de pays africains continuent de un impôt colonial en France, et ce malgré l’indépendance. (…) Quatorze pays africains sont obligés par la France à travers le pacte colonial de mettre 85 % de leur réserve à la Banque centrale de France. A savoir le Bénin, le Burkina Faso, la Guinée Bissau, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Togo, le Cameroun, la République centrafricaine, le Tchad, le Congo Brazaville, la Guinée-Equatoriale et le Gabon. »
Un démenti a été apporté à cette information selon lequel, le paiement dudit impôt colonial n’est pas du tout avéré
C’est la confusion entre l’évocation de cette « mise en dépôt » et d’un « impôt colonial » dans le même article qui semble être à l’origine de ces rumeurs.

L’existence d’une telle taxe n’a jamais été avérée : l’imposition d’un État par un autre est interdite par le droit international. En revanche, il peut s’agir de sanctions financières, qui peuvent consister en des gels d’avoirs ou en interdiction de mise à disposition de fonds, et non en un impôt. Concernant celles mises en place par la France– le plus souvent en accord avec l’Union européenne ou les Nations unies et sans lien avec la colonisation –, seules la Guinée-Bissau et la République centrafricaine apparaissent dans la liste des pays qui seraient concernés par cet « impôt colonial ».

NegroNews

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