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7 mars 1977 : Déclenchement de la « première guerre du Shaba »

Le 7 mars 1977, déclenchement de la « Première guerre du Shaba » (aussi appelée « Guerre des 80 jours »).

Ce jour-là, une force rebelle de 1500 hommes venus de l’Angola oriental envahit la riche région minière du Shaba, dans le sud du Zaïre. Il s’agissait des éléments du Front National de Libération du Congo (FNLC) qui avaient le soutien du gouvernement angolais (en réaction à l’appui du président Mobutu à l’UNITA de Jonas Savimbi) et, possiblement, du Cuba. Conduites par le général Mbumba Nathanaël, les forces du FNLC (on les appelait les « Tigres ») prirent d’assaut Kapanga et à 13h, Kisenge Manganèse tomba. Le lendemain matin, aux environs de 9h, le général Mbumba Nathanaël et ses hommes entrèrent à Dilolo, avant de poursuivre sur Kasaji et Mutshatsha.

Mal préparées, les troupes zaïroises se font bousculer, de même que la division d’élite de Mobutu (la division « Kamanyola »). Mobutu sent alors qu’il est incapable d’arrêter ce mouvement et se rabat à l’aide internationale. Il fait venir 1.500 hommes de troupes marocains, transportés par avion vers le Zaïre par le gouvernement français. Ils arrivèrent au Zaïre le 13 avril et lancèrent une vigoureuse contre-offensive sur terre et dans les airs. Mais il leur avait fallu deux mois environ pour en finir avec les rebelles du FNLC qui s’étaient repliés en Angola.

Cette attaque avait entraîné des représailles du régime de Mobutu dans les zones anciennement occupées par le FNLC ; ce qui conduisit à un exode massif de réfugiés, ainsi qu’à l’instabilité politique et économique au sein de la région du Shaba. Le FNLC avait effectué une seconde invasion l’année suivante, en 1978 (ce qu’on appelle « Deuxième guerre du Shaba »), sans succès. Après leur deuxième échec, ces combattants « Tigres » katangais sont restés à vivre en Angola. Vingt ans plus tard, Laurent-Désiré Kabila avait rappelé à lui certains d’entre eux qui avaient même repris du service militaire lors de la marche de l’AFDL sur Kinshasa.

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