[CULTURE] OTA BENGA : UN CONGOLAIS RETENU ESCLAVE DANS UN ZOO

On ne compte plus les atrocités que le peuple noir a subi de parts et d’autres. L’histoire d’Ota benga n’en est qu’une sur la liste.

Il est né au Congo dans une tribu de pygmés, les Mbuti. Eloigné de son pays natal par un missionnaire, il est ensuite devenu une attraction dans un zoo où on le forçait à vivre avec des singes. Cela s’appelait la « Monkey house ».

L’exhibition se tenait à la St Louis world fair. On le faisait vivre tel un animal. Lorsqu’il fut sûr qu’il ne reverrait jamais son Congo natal, Ota Benga s’est suicidé.

Il avait tenté de fuir la mort tandis que son pays était envahi par les forces belges. Il y a perdu sa famille et survécut. Mais plus tard les militaires belges mirent la main sur lui et le vendirent à des marchands d’esclaves. C’est ainsi que Samuel Phillips Verner, un businessman américain, l’acheta. Le businessman était parti en Afrique avec pour mission de capturer quelques pygmées pour les faire figurer dans un spectacle.

Benga a été acheté contre un peu de sel et quelques vêtements. Selon les écrits, cela attira la faveur du chef de la tribu qui permit par la suite à Verner de s’approprier d’autres pygmées afin de les emmener en Amérique.

Ota Benga pourtant était celui qui avait le plus de succès parmi eux. Comme cela était de tradition dans sa tribu, ses dents étaient taillées en pointes, on l’avait donc surnommé le cannibale.

Verner était malade de la malaria lorsqu’ils arrivèrent en Amérique en 1904 et il n’avait pas de force pour protéger ses biens de ceux qui voulaient y mettre la main dessus. Alors qu’il était dit tout d’abord que ces hommes seraient amenés à vivre dans la forêt, comme cela était déjà le cas dans leur pays natal, il fut décidé finalement que Benga retournerait chez lui.

C’est ainsi que Benga et Verner sont retournés au Congo, avec les pygmées qui se mirent à vivre avec le peuple des Batwa. Benga se maria à une femme Batwa mais celle-ci mourut peu de temps après d’une morsure de serpent. Il est ensuite retourné en Amérique avec Verner et a commencé à vivre avec lui dans une chambre du Museum of natural history.

Verner commença à recevoir de l’argent, alors qu’on avait proposé à son pygmé de faire le service aux alentours. Mais il fut plus tard renvoyé après une altercation avec un invité.
Benga fit aussi plusieurs tentatives de fuite. Jusqu’à une visite innocente dans un zoo où on lui donna sa liberté si il acceptait de travailler dans les cages et d’aider à l’entretien. Au lieu de cela il devint l’homme vivant dans la maison des singes. Des tickets étaient spécialement vendus pour voir ‘lhomme qui vit avec les singes’. Benga fut exploité comme un animal.Un révérend du nom de James H. Gordon qui protesta contre sa détention obtint gain de cause. Benga fut placé dans un orphelinat. Il commença même à apprendre l’anglais. Ses dents furent arrangées, on lui donna des vêtements. Plus tard, indépendant, il trouva du travail dans une plantation de tabac. Il commençait à faire des plans pour rentrer au Congo.

En 1914 alors que la première guerre mondiale éclatait et qu’il voyait ses chances de repartir complètement anéanties, il ôta les capsules de ses dents, ôta les vêtements qu’on lui avait donné, puis se tira une balle dans la poitrine le 20 mars 1916.Phillips Verner Bradford, le petit fils de samuel Phillips Verner, publia un livre en 1992 nommé « Ota Benga : The pygmy in the zoo. »

Sources : zafro.net

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