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[CULTURE] L’HISTORIEN CONGOLAIS ELIKIA MBOKOLO « LA BELGIQUE NE DOIT PAS S’EXCUSER AUPRÈS DU CONGO »

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XPRESS

[quote] »Le Congo est avant tout une création coloniale. »
« La Belgique ne doit pas s’excuser. On ne peut pas défaire ce qui a été fait. »
« Les dirigeants congolais actuels s’imaginent qu’avec les Chinois, ils pourront faire plus et mieux. Ce qui est une grosse illusion. »[/quote]
Elikia M’Bokolo est un spécialiste réputé de l’histoire africaine.

CV

  • né le 23 décembre 1944 à Léopoldville (Kinshasa)
  • d’histoire à l’École des hautes études en sciences sociales à Paris (EHESS) et à l’Université de Kinshasa.
  • un des rares scientifiques à avoir synthétisé dans différents travaux une histoire générale de l’Afrique.
  •  animateur et producteur radiophonique sur Radio France International (son émission, très écoutée sur le continent africain, est devenue une référence de la chaîne).
  •  instigateur de nombreux projets de vulgarisation de l’histoire de l’Afrique, avec notamment la série « Afrique(s) ».
  • travaille aujourd’hui auprès de l’Unesco, où il coordonne la mise à jour des huit tomes de l’histoire générale de l’Afrique.

À partir de ce vendredi s’ouvre au Musée BELvue, à Bruxelles, l’exposition « Notre Congo », qui dévoile la propagande belge, dont l’objectif était de justifier l’entreprise colonisatrice.
À travers l’image et le son, le visiteur découvre comment la propagande coloniale a infusé les esprits de générations entières en Belgique et au Congo. Répétition de slogans et simplification de la réalité sont à la source d’un inconscient collectif lié à la colonisation qui se perpétue jusqu’aujourd’hui. Nous avons rencontré l’historien congolais Elikia M’Bokolo, une sommité internationale en matière d’histoire africaine. Il milite pour « une histoire écrite par et pour les Congolais ».

En quoi l’histoire écrite par et pour les Congolais est-elle différente de celle qu’on enseigne à Bruxelles?

Il faut distinguer plusieurs périodes. Dans les années qui ont suivi l’indépendance, l’histoire du Congo se résumait à l’histoire coloniale, comme elle était enseignée en Belgique. On insistait sur l’oeuvre civilisatrice, on y parlait de la lutte contre les maladies, de la fin des guerres tribales – même s’il n’y en a jamais eu beaucoup – ou encore de la lutte contre l’esclavage organisé depuis Zanzibar. Certains thèmes étaient interdits, comme la résistance des Congolais à l’oeuvre colonisatrice, les violences coloniales ou encore le rôle jouée par la Force publique durant les deux guerres mondiales. Lors de l’ère Mobutu, les choses sont devenues plus difficiles encore. On parlait de la période précoloniale, mais de la manière dont le régime voulait qu’on en parle, c’est-à-dire pour justifier le pouvoir absolu du chef et son droit de préemption sur les richesses du pays. Aujourd’hui, beaucoup d’historiens congolais sont encore dans une vision coloniale. Ils évoquent toujours les tribus qui vivaient au Congo lors de l’arrivée des Belges, plutôt que de parler de peuples… Le Congo est avant tout une création coloniale. En 1850, les régions de l’Est étaient en voie d’être mises sous la tutelle de Zanzibar. Quant aux régions du Nord, elles auraient très bien pu être rattachées au Soudan.

Y a-t-il eu, comme on l’affirme en Belgique, une propagande anglo-saxonne contre le projet belge au Congo?

Au départ, l’initiative de Léopold II était plutôt bien perçue en Grande Bretagne et aux Etats-Unis, car elle répondait au fameux « paradigme des trois C », à savoir civiliser l’Afrique par le christianisme et le commerce. Des membres de la communauté noire américaine ont même voulu participer à cette entreprise. Toutefois, ceux qui se sont rendus au Congo sont revenus choqués par ce qu’ils ont vu: exploitation de la population locale, violence, non-respect des engagements pris par les agents de Léopold II, etc. Le premier à avoir critiqué Léopold II est un noir américain, George Washington Williams, qui a par la suite écrit une histoire des noirs américains. Il a demandé à Léopold II d’arrêter le massacre. D’autres, ensuite, l’ont suivi.

Que pensez-vous de l’oeuvre de Jean Stengers, qui s’est fort intéressé au Congo?

C’est un vrai historien, mais à l’ancienne: il travaillait uniquement avec des sources écrites. C’étaient les archives de l’administration coloniale et de la royauté, c’est-à-dire des vainqueurs. C’est comme si on ramenait l’histoire de la Gaule à celle racontée par Jules César… J’ai rencontré Jean Stengers en 1977 et nous avons eu un échange très vif. Il m’a confié qu’il ne comprenait pas pourquoi les Congolais avaient demandé l’indépendance, alors qu’ils sortaient d’une expérience positive avec la Belgique. Je lui ai raconté mon enfance à Kinshasa et les histoires que les Congolais racontaient sur les Belges. Ces sources-là sont tout aussi importantes pour comprendre l’histoire du Congo.

La Belgique devrait-elle s’excuser pour les excès du colonialisme?

Non. On ne peut pas défaire ce qui a été fait. C’est de l’histoire. De leur côté, les Congolais auraient également des excuses à faire à bon nombre de gens… Par contre, il subsiste depuis les années 60 un silence inexplicable dans les relations entre la Belgique et le Congo. Le cas de la France par rapport à ses anciennes colonies africaines est fort différent. Chaque intervention militaire française dans la région est l’occasion de ranimer le débat. Rien de tout cela, par contre, en Belgique.

Les grandes sociétés minières belges qui ont pillé le Congo devraient-elles verser des indemnités, à l’image des montants versés par certaines compagnies allemandes aux victimes de la seconde guerre mondiale?

Non. Dans l’état de prédation dans lequel se trouve le Congo aujourd’hui, toute indemnisation reviendrait à poursuivre la prédation précédente. Nous avons eu le précédent fâcheux des indemnités de guerre destinées aux anciens combattants de la Force publique. Mon père s’est battu en 40-45 mais il n’a jamais touché d’indemnités. Celles-ci ont atterri directement dans la poche de Mobutu. On pourrait en revanche envisager que la Belgique participe à une mobilisation européenne en faveur du Congo.

La colonisation ne sert-elle pas parfois d’alibi pour excuser les échecs du Congo post-colonial?

À nouveau, il faut distinguer plusieurs périodes. Au moment de l’indépendance, Lumumba a proposé de faire « plus et mieux » que ce que les Belges avaient fait au Congo. Durant la deuxième république, on a vilipendé le colonialisme, jugé responsable des malheurs du Congo. Mais ce serait oublier que Mobutu fut un aussi gros prédateur que Léopold II. C’est à se demander s’il n’a pas été à l’école de Léopold II. Aujourd’hui, les dirigeants congolais sont jeunes et, tragiquement, ils ignorent pratiquement tout de l’ère coloniale. Beaucoup considèrent Stanley comme un brave type. Cette ignorance est très problématique. Car ils s’imaginent qu’avec les Chinois, les Indiens ou les Libanais, ils pourront faire plus et mieux. Ce qui est une grosse illusion.

L’exposition « Notre Congo/Onze Kongo » se tient du 3 octobre au 30 novembre au Musée BELvue à Bruxelles. Entrée gratuite.

Réservation obligatoire pour les groupes: www.belvue.be
Elikia M’Bokolo, historien congolais

Source : http://www.lecho.be/detail.art?a=9550374&n=7499&highlight=bokolo&ckc=1

Commentaires

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Commentaires

  1. marc mabilo dit :

    Aux Wallons, Flamands et leurs indigènes atteints ou pas du syndrome de Stockholm…
    +++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
    (Dernière version…)

    Analyse et commentaire suite à l’interview du professeur Elikia M’Bokolo, parue dans « L’ECHO » du 30 septembre 2014.
    +++++++++++++++++++++++++++++++++++++

    1. Une pièce de vaine diversion pour le dossier du juste jugement à venir…
    ================================

    Lisez sérieusement l’ensemble de l’article en partage et comprenez (c’est notre souhait) ce que nous en disons…

    Voilà encore une manière d’espérer se donner bonne conscience et de continuer dans la confusion entretenue à moindre frais : ne retenir que ce qui arrange sa mémoire volontairement sélective !

    « La Belgique ne doit pas s’excuser auprès du Congo ». Vous avez entendu ? Vous avez bien lu ?

    Entre nous, de « quelle Belgique » parle-t-on ? Celle des Wallons et Flamands associés larrons en foire dans « l’immense et richissime colonie » en y causant de « guerres tribales » ou alors celle de ses colons aigris, chassés trop tôt de leur « vache à lait à gogo et poule aux œufs diamant pour Anvers…», ces « séparatistes réciproquement xénophobes, « gais lurons de Flandre » et « attardés gaulois de Wallonie », qui se croisent et se toisent en chiens de faïence, bergers bruxellois, malinois et consorts, de leur étroit terroir respectif ?

    Et à quelle « Belgique » pense « le très cher (coûteux) Congolais de Paris » ? Que dirait de lui, « Tintin au Congo », « mi-loup, mi-mouton » ?

    2. Une caution magique ou un argument d’autorité ?
    =========================

    Ce n’est donc pas « n’importe qui » qui livre ainsi le « Non » clair et net massif qui délivre même les impénitents colons collants, mués ou pas en « coopérants », toujours « hautains et racistes », « porteurs uniques » de « la civilisation » de « prédation » et/ou de « médicaments », même périmés pour « cobayes » « singes, macaques » du « Godfordom » (phonétiquement?) de certaines « ONG dites Humanitaires » !

    C’est « Le » professeur Elikia M’Bokolo qui l’affirme, s’il vous plaît ! Et vous avez vu son C.V. en partie seulement ? Relisez-le encore, ce morceau en bloc choisi de son Curriculum Vitae (son « Cursus Honorum », sa ‘’carrière des honneurs’’ ?) ! Impressionnant, n’est-ce pas ? Et puisque « le Maître » l’a prescrit, on ne le contredit point, on gobe, on se réjouit, le débat est clos ! Et les becs itou ?

    On sait ce que signifie M’Bokolo de la part de l’intéressé que nous connaissons et apprécions depuis longtemps, et pour lequel nous avons même été très fiers, à la suite de certaines de ses publications et conférences…

    En Swahili du Maniema et dans d’autres langues négro-africaines de cette province de la RD Congo, le mot « mboloko » (variante de M’Bokolo) désigne une espèce de gazelle, l’une des plus vigilantes et rapides bêtes de la forêt équatoriale…

    Dans la diaspora négro-africaine des Antilles, en Guadeloupe (Karukera des « Amérindiens »), en langue dite « Créole » où subsiste tels quels ou modifiés plusieurs termes et expressions du substrat (fonds) ou noyau négro-africain (voir notamment les archives de l’association « Mousso » où on enseignait le Swahili pour aussi « le Kwanzaa », et les études de Ama Mazama…), le vocable « Boloko » renvoie à un sens péjoratif d’« idiot », de « tèbè » (bête)…

    Nous ne croyons pas que le « frère »Elikia soit dans cette « catégorie »de référence précédente ! Mais nous pourrions nous tromper… « Errare humanum est… » Ou, lui, pourrait « avoir évolué » (même dans le sens colonial belge du terme…) Et c’est son « droit » !

    C’est qui est sûr, pour nous, (jusqu’à preuve du contraire), c’est qu’il s’est fait « piéger », au cas où il n’aurait dit que ce qui est transmis ici et qu’il n’aurait pas relu le document avant sa publication ! Autrement, comment comprendre certaines banalités (lapalissades) (pour ne pas dire plus…) si fades, si futiles dans sa « bouche » ! Et nous n’allons pas faire semblant de ne rien voir pour n’avoir rien à dire !

    Le « gros poisson » a mordu à l’hameçon ! Le gibier est dans le filet ! Le berger « belgicain », réduit en jacot par son propre écho, est dans la cage !

    On a ainsi mené en bateau (dans tous les sens de l’expression), comme des misérables, dans les cales sales, les bides fétides d’abord, puis dans les cabines ministérielles, les salons d’honneur artificiel d’artificieux, même des princes et princesses, des dignitaires de plusieurs cours royales d’anciens royaumes (dont celui du Kongo de la famille M’Bokolo…) et empires prospères d’Afrique à puiser, à épuiser par toutes les hémorragies cannibales possibles, au profit des squales visages pâles… Ce ne sera pas ou plus notre cas !

    Alors désolés, dames et sieurs, les censeurs ! Nous sommes plusieurs à avoir appris à ne jamais nous « rendre » sans livrer bataille, même simplement au niveau des idées ! Quand nous le jugeons nécessaire…

    3. Nous savons démasquer les faces cachées sous certains casques coloniaux…
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    Le procédé qui consiste à tenter de nous faire avaler des « couleuvres » (des salades, des mensonges), en les enveloppant dans des feuilles dorées, attrayantes, est tellement familier aux « colonisateurs et ravisseurs » depuis des siècles, que nous avons appris, dans la « cohabitation forcée », à « tout examiner soigneusement», avant de nous servir sur la même table qu’eux…

    On connaît leur « sandwich » et la stratégie du « scorpion » de mettre en tête l’appât appétissant, attrape-tout, vinaigre pour mouches nègres (…) : « In cauda venenum » (« Dans la queue se trouve le venin !») Ici c’était déjà dans l’intro ! En liminaire !

    Tellement les mercenaires et tortionnaires neutralisés sont pressés de trouver n’importe où de quoi atténuer ou même annihiler, annuler, leur part de responsabilité dans ce qui est arrivé « hors de leur terroir plus étroit et plus démuni » que « la colonie » de leurs débordements tous azimuts !

    « Le Congo est avant tout une création coloniale » ? Et alors ? Connaissez-vous une terre convoitée, agressée, occupée, pillée qui ne le soit pas ? Mais quel autre résultat pouvait-on espérer de la fameuse et infâmante « Conférence de Berlin » de 1884-1885 par l’association de malfrats cupides, stupides, impérialistes d’Orient et d’Occident?

    Est-ce que « la Belgique » a toujours été libre et circonscrite dans ses frontières actuelles ? Et les Etats-Unis d’Amérique qui ne seraient pas ce qu’ils sont sans « ses nègres »? Et la France avec les confettis de son empire colonial ? Et l’Allemagne sans son « Ruanda-Burundi », « binôme » au cycle suicidaire collectif, partiel et intermittent (« gens dits Tutsis et ceux crus Hutus ayant la même langue maternelle), problème jamais réglé par des Belges Wallons et Flamands, héritiers aussi du Reich proto-nazi? On peut multiplier les exemples…

    4. Les indigènes du « Congo », « créations coloniales » aussi ?
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    Le grand et richissime Congo, « une création coloniale » ? Soit ! Mais ses habitants, ses peuples, ses nègres, de quoi, de qui seraient-ils des « créations »?

    Ces « bantous » (« Humains »), ont-ils, oui ou non, été spoliés, souillés, razziés, raflés, déportés, mutilés, massacrés (…) au profit aussi du Roi des Belges et de plusieurs de ses sujets « blancs » ? Oui ou non ?

    Est-ce que ces crimes contre l’Humanité sont-ils imprescriptibles ? Oui ou non ?

    Pour nous, la réponse est « Oui » à chacune de ces deux dernières questions… Et cela seul nous importe et suffit à nous mobiliser pour les « réparations » inéluctables à venir…

    Non seulement nous ne demandons ni n’accepterons « d’excuse » d’aucune « ancienne puissance de nuisances coloniales », mais nous considérons celles qui feraient une telle démarche (c’est arrivé en Australie…et Elikia M’Bokolo le sait, en participant au livre collectif sur « la colonisation », sous la direction de Marc Ferro…), sans cesser de pratiquer le néo-colonialisme (prédation, corruption, subvention avec le produit du pillage…) comme plus criminelles encore…

    Ainsi, des héritiers de plusieurs millions de ces martyrs de « l’espace colonial Congo », parmi lesquels je me trouve, ont pris l’engagement de juger, même par contumace ou à titre posthume, ces coupables d’hier et d’aujourd’hui, responsables du pillage, du gâchis, des énergies de toutes natures de leur terre natale et ancestrale…

    5. Consolider et célébrer « nos victoires », avant notre « Nuremberg »
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    Le « procès de Nuremberg » n’a pas empêché les meilleures relations bilatérales et multilatérales entre l’Allemagne vaincue et partagée (jusqu’à sa capitale Berlin comme en boomerang du démembrement de l’Afrique précoloniale !) et plusieurs pays « alliés » contre elle sous le nazisme !

    Non seulement, cher professeur, on peut « défaire ce qui a été fait » (même vos lacets…) mais ce qui est défait peut l’être définitivement…

    « Nous » avons fait sauter les chaînes matérielles de nos corps et mentales de plusieurs cerveaux d’ex aliénés à lier… Et le travail de démantèlement se poursuit dans d’autres retardés…

    Nous avons vu les héritiers et profiteurs directs du système esclavagiste qualifier les discours, les lois, les pratiques de leurs « pères » de « crimes contre l’Humanité » et légiférer en ce sens ! Devrions-nous nous contenter de cela ?

    Nous avons chassé les colons toubabs (belges et autres) de plusieurs de leurs positions de domination d’usurpation et d’imposture… de métropole de monopôles de vols et v et autres violences sous couvert d’immunité et d’impunité… Et le labeur de sape continue auprès de leurs derniers avatars barbares et indigènes ignares et fantoches…

    Nous avons vu les représentants légaux, les parlementaires de la Belgique, reconnaître la responsabilité de plusieurs Belges dans l’ignoble, lâche assassinat de patriote et panafricaniste, Patrice Emery Lumumba et de ses compagnons envoyés comme « colis » par la bande à l’agent et traître Mobutu D. Joseph (futur S.S., Sese Seko) au Katanga de Moïse Tchombe, l’autre vassal de l’impérialisme prédateur (Deux autochtones félons atones morts minables à l’étranger…!). Devrions-nous nous contenter de cela ?

    Non ! Et non ! Et non ! Par respect et honneur véritables pour nos martyrs et notre dignité à tous…

    Ceux qui sont à l’origine ou parmi les bénéficiaires de tel ou tel de nos malheurs, ne peuvent, en aucun cas, y apporter et entretenir les solutions convenables, rapides, justes, efficaces ! Sauf changement radical et permanent de « paradigme », d’éthique ! Un beau rêve (pour nous) encore inaccessible à plusieurs dirigeants d’« anciennes ( ?) puissances coloniales »… C’est même plutôt un cauchemar pour certains qui ne voient pas comment « survivre et garder leur niveau de vie » sans la perfusion pompée gratis ou à vil prix, à « la périphérie », au Sud, au tiers, au quart-monde, aux pays sans cesse en voie de développement !

    Qu’ils arrêtent de se voiler la face… La politique de l’autruche conduit tout la majorité à se faire sans cesse déplumer, pigeons à plomber, dindons de la farce !

    Il est plus que temps d’aider, ceux qui le voudraient, à relever enfin la tête… A regarder et à voir beaucoup plus loin que le bout de leur pif ou de leur lorgnette de tocards bornés ! On ne peut plus naviguer à vue, sous la tempête des crises (sociales, économiques…) à répétition, avec leurs vagues des licenciements abusifs et des morts futiles, évitables, d’immigration dite clandestine (suite à celles des expansions européennes) et les ténèbres d’obscurantistes régionalistes étroits, obtus, têtus…

    On écrira pas ensemble et paisiblement une nouvelle page de nos récits de vie sans ce passage obligé par la reconnaissance de tous les torts qui font encore mal et les réparations nécessaires…

    Il nous faut plus et mieux que « leur »Nuremberg… Et il arrive…

    6. Des lendemains qui chantent… et enchantent, pour tous…
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    On pourrait alors (en tant que grands et généreux Congolais), conformément à la volonté sollicitée et exprimée de notre Peuple souverain, proposer, pour l’exemple, à la pauvre « Belgique bicéphale » de devenir des POM POM (Provinces d’Outre-Mer) du grand et richissime Congo unifié… Avec option de voir un contingent des Forces Armées Nationales assurer « la paix des braves » entre les ex extrémistes, terroristes, indépendantistes, bellicistes, rebelles de Flandre et de Wallonie… Pour éviter ou limiter l’hécatombe tribale en préparation…

    On verra alors s’il faut aussi « libérer » et rapatrier tous les masques, statuettes et autres objets d’art primitif puis premier (traités ou pas de « gris-gris », « amulettes ») et volés, envolés, dans les malles, les mallettes et même sous les soutanes de quelques missionnaires mercenaires espions, et séquestrés dans les musées publics et privés de plusieurs incultes, amnésiques et ingrats du « plat pays… »

    Et pour les petits et pauvres voisins de l’est, Rwanda-Burundi (associés ou non à l’Ouganda), on imposerait, si nécessaire, pour leur « survie sans débordements de leurs criminels viscéraux, invétérés (invertébrés ?) », « l’anschluss » à l’africaine, en réponse à la balkanisation x fois avortée et impossible que les dirigeants agents supplétifs de l’Occident (surtout Polpot Kagame, le kapo nazillon de Kigali et son sous-fifre et vrai « faux Congolais » aigri, revanchard, James Kabarebe) tentaient en vain d’opérer, même par leur cheval bicéphale(CNDP/M23 et FDLR/NALU…), simultanément à d’autres « rebellions » de mascarade répandues partout où la prédation l’exigeait, avec aussi des « politichiens » marionnettes, girouettes, accros aux strapontins des catins, de l’espèce Lambert Mende, Roger Lumbala (rumbarisé, ridiculisé, chez son sultan « sauveur du Congo, le criminel dit Makenga, à Rumangabo) et d’autres lécheurs de bottes des bouviers envahisseurs dont celui de la ferme de Kingakati qui accorde en vain, à ces compagnons criminels, des amnisties de complaisance ou de stratégie de survie d’un pouvoir encore de malfaisance, en agonie prévisible…

    L’intégration régionale, sur le continent africain, en lien avec ses diasporas d’hier et d’aujourd’hui, œuvre majeure et permanente de tous les véritables panafricains (de toutes les pigmentations)pour la Renaissance et la Restauration, ici et là, ne s’imposera jamais par la force des armes blanches des Nègres aliénés du Rwanda ou d’ailleurs ni par celles à feu déversés intentionnellement par leurs fabricants avides, pour la plupart étrangers, via les marchands de la mort, en vue du vieux programme, à plusieurs épisodes et vecteurs, de « vidange démographique », d’une population dont la multiplication fait peur pour des raisons que l’on sait ou que l’on devine aisément… Projet qui, naturellement, capotera partout…

    En attendant, que ceux qui jouent, entre autres rôles d’histrions, aux sourds vautours et aux taupes aveugles poursuivent leurs scènes de tragi-comédie ! Ils le payeront très cher, au bon moment, pour les « justiciers » qui se relaient jusqu’à la totale e définitive victoire…

    7. Qui sommes-nous ? (Quelques pistes…)
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    Nous ne donnons jamais de chèque en blanc (en monnaie de singe ou pas) ou un crédit illimité à qui que ce soit, quels que soient son statut et/ou ses titres de gloriole dans la nomenklatura, le gotha, l’establishment ou l’élite satellite du système « monnayable », mercantile…

    Nous ne nous abaissons jamais pour accepter aucune « promotion » par la corruption ou la trahison de nos idéaux, de nos principes, de nos valeurs, en lien avec ceux de plusieurs de nos prédécesseurs et éclaireurs incorruptibles…

    Nous ne pratiquons jamais le culte de la personnalité au profit de telle ou telle créature faillible, corruptible, corruptrice… Nous méprisons les corrupteurs. Nous combattons le mal (l’injustice, l’iniquité, la corruption, le mensonge…) en nous et autour de nous…

    Nous ne cherchons ni n’espérons aucune reconnaissance, aucun éloge, de tel ou tel humain qui peut être, à tout moment, meilleur ou pire que nous…

    Nous analysons et nous nous prononçons, pièce par pièce… A verser au dossier ou pas, du résistant combattant ou du collabo kapo…

    Nous ne redoutons aucun traitement (du même type ou pas) sur nos productions…

    Si je suis injuste ou menteur et qu’on me le démontre, je m’inclinerai devant la Justice incorruptible et la Vérité qui éclaire et qui libère… Et je m’excuserai et même demanderai pardon, si nécessaire…

    8. Retour à la « case MB’okolo »
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    C’est l’occasion de revenir sur trois autres sentences du compatriote immigré :

    – « (…) De leur côté, les Congolais auraient également des excuses à faire à bon nombre de gens… » Précisez votre cible, votre objectif, loué tireur d’élites ou tueur à gages…

    De « quels gens » s’agirait-il ici ? Et parmi ceux-ci, trouverait-on des Belges ? Si oui, des Wallons ou des Flamands ? Et depuis quand ? Et pour quel crime égal à celui de la traite négrière et/ou à celui de la colonisation dont profitent encore des Belges par millions ?

    – Question : « Les grandes sociétés minières belges qui ont pillé le Congo devraient-elles verser des indemnités, à l’image des montants versés par certaines compagnies allemandes aux victimes de la seconde guerre mondiale? »

    Réponse du « frère » M’Bokolo : « Non. Dans l’état de prédation dans lequel se trouve le Congo aujourd’hui, toute indemnisation reviendrait à poursuivre la prédation précédente (…) »

    Nous sommes tous d’accord pour reconnaître que les pillages de « nos » ressources et autres matières premières (dont les grises aussi) se prolongent jusqu’à nos jours ! Mais est-ce à dire que nous ne devrions rien faire contre l’équation de l’attardé colon général de la Force Publique (de « nos tirailleurs » dont le papa d’Elikia ) : « Avant l’indépendance = après l’indépendance » ?

    Cet « affreux » raciste, n’a-t-il pas fini, lui aussi, par décamper, par déguerpir, et vite (par rapport à leur calendrier initial…), de « sa »Léopoldville (actuelle Kinshasa), face à la détermination de certains Congolais, conscients de leur légitimité, de leurs droits et devoirs d’authentiques héritiers du grand Congo, « indépendant, souverain », « à l’intérieur des frontières issues de la colonisation », dont « le principe d’intangibilité » sera retenu par « les pères fondateurs de l’O.U.A » (ancêtre de l’U.A.), pour éviter des revendications territoriales sous tous les prétextes qui permettent le retour rapide à l’avant-scène de plusieurs éléments nocifs de ces Etats naguère officiellement « tutélaires » qui ne manquent jamais de moyens de susciter, d’attiser, d’alimenter des foyers de guerre qui ne les empêchent nullement de piller ce dont ils sont besoin et de se pointer en pompiers du no mans ’land après avoir été vrais pyromanes ou en le demeurant non loin !

    Dans ce cas, placer les vendus, les corrompus, les manipulés et les corrupteurs, les manipulateurs, sur le même plan, est-ce encore faire œuvre d’historien exigeant, honnête ? Même Mobutu S.S., retranché dans sa « Bethléem » au cœur de la jungle équatoriale, et rêvant de la « Loi du Talion » contre ses anciens « compagnons de la libération » (imaginaire du néant Occident…), interviewé par tel ou tel (célèbre) journaliste européen, même complaisant, n’arrivait pas à faire une telle confusion ! (Voir notamment la vidéo avec le Belge Frédéric François…).

    Et même dans cette optique de « nivellement par le bas », doit-on cesser de « payer ses dettes » parce que tous les intermédiaires se posent en destinataires exclusifs ? Tous les ponts pourris ou minés, même sur le grand fleuve ou la rivière (Kwaï) en crue, bloquent-ils l’avancée d’une armée des libérateurs attendus les bras ouverts sur l’autre rive ? Qu’en pensent les barbouzes de la Françafrique du Béké et Guadeloupéen Jacques Foccart, avec ou sans le français Bob Denard et le flamand Jean Schramme, pour ne citer que les « connaisseurs du Congo morcelé », et anciens « problèmes» du putschiste Mobutu aussi ?

    Les traîtres, les lâches, les déserteurs, n’ont pas de place dans notre Résistance…

    On aurait pu parler et commenter d’autres affirmations d’Elikia M’Bokolo présentes dans cette interview choquante, pour le moins… Notamment sa comparaison, une de plus, entre la présence asiatique (chine, Inde, Liban…) et celle de l’Europe officiellement coloniale(en Afrique en général et en RD Congo, en particulier…) Un vaste sujet déjà abordé ailleurs et qui le sera encore par les membres actifs et sympathisants de l’association « CERCLECAD », de notre bien-aimé petit frère, le professeur Benoît Awazi Bambi Kungua , au Canada… Je vous y renvoie…

    Deux expressions pour finir :

    – « Qui bene amat bene castigat » (« Qui aime bien, châtie bien ! »se répètent encore les latinistes lecteurs aussi de Cicéron, auteur des « Catilinaires » (contre Catilina, « le putschiste défait à temps») et des « Philippiques » (« à la sauce de Démosthène », ici contre l’arriviste Antoine, lieutenant du dictateur Jules César, et amant aussi de Cléopâtre, avant leurs suicides… politiques et physiques…)

    – « Rira bien qui rira le dernier… »

    A bon entendeur…

    M.M.

    03 et 04 / 10 / 2014

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