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[CULTURE] LES COIFFES EN MADRAS ET LEURS ORIGINES EN MARTINIQUE

Qu’est ce que le madras? Le madras est une étoffe à chaîne de soie et à trame de coton de couleurs vives. Madras est une ville d’Inde (actuellement rebaptisée Chennai), c’est dans cette ville qu’est fabriqué ce tissu. Le madras est devenu l’incontournable coiffe portée par les Antillaises.

Il faut différencier la « têt attachée » de la « tête serrée »( calendé ou casserole), ces dernières ne se défont pas, elles sont portées comme un chapeau.

Autrefois la façon de nouer la « têt » en faisant apparaître différentes pointes ou nœuds était chargée de significations galantes.

La coiffe est toujours portée par nos aînées, elle symbolise les circonstances de la vie, et de la richesse personnelle!
Par la suite la coiffe devint un symbole, un langage, une fonction, un signal, grâce à leur façon de la nouer .

Cette symbolique du langage de la coiffe a perduré jusqu’à nos jours , selon le nombre de pointes, l’on sait si la femme qui la porte est mariée, célibataire , amoureuse, ou si elle veut être provocante.

À l’époque de l’esclavage, il était totalement interdit pour les femmes de porter un chapeau. Les plus téméraires décidèrent donc de se créer de véritables coiffes à partir de foulards en madras. La façon dont est installée le madras est très important puisqu’il indique la condition sociale de celle qui le porte. La manière dont était noué le madras révélait également si le cœur de la personne qui le portait était pris ou non.

1  – Pointe en l’air : cœur à prendre

2 – Pointes en l’air : déjà engagée ailleurs mais pourquoi pas

3 – Pointes en l’air : mariée et fidèle

4 – Pointes en l’air : susceptible d’accueillir des amants.

 

Il existe également une coiffe de cérémonie.

Les hommes étaient capables de déchiffrer immédiatement les messages codés des femmes par le nombre de pointes élevées sur la coiffe.

Il existe d’autres coiffes, comme celle de la « Matadore, » femmes entretenues de Martinique, qui se paraient de bijoux offerts par leur homme.

La tête de la « Matadore du Sud » a un éventail devant et derrière la coiffe.

La tête de la « Matadore de St Pierre » est composée d’un petit triangle devant et d’une queue plissée derrière.

La tête « Chaudière » est de forme arrondie toute plissée à plat.

La tête « calandée » est confectionnée à partir d’un madras sur lequel les parties claires du tissu ont été peintes avec un jaune de chrome en poudre additionné de gomme arabique. Cette technique venue des Indiens, donnait de l’éclat au madras, elle se pratiquait autrefois non pas avec des pinceaux mais des plumes de poule. Les tenues traditionnelles sont portées avec une multitude de bijoux en or, les colliers se superposent et même les coiffes en sont parées.

Sources: kamaniok.fr et ouelela.com/blog/fr/tag/212

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